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Le transbordement décroche à TangerMed

Par L'Economiste | Edition N°:3940 Le 02/01/2013 | Partager
Sous l’effet de la crise et des conflits sociaux
Le trafic domestique stimulé par les importations
L’activité du transbordement a bien sûr subi l’effet de la baisse du commerce international. Mais l’impact des conflits sociaux a été déterminant. Plusieurs compagnies maritimes ont en effet détourné leur trafic vers le port d’Algésiras

Paradoxal. Quand le trafic domestique (import-export) marque une hausse de 5,5%, celui comprenant le transbordement recule de 4,8%. En effet, le trafic portuaire global s’est établi à 83,4 millions de tonnes  à fin novembre 2012 contre 87,6 millions à la même période de 2011. Cependant, le trafic domestique  est passé de 66 millions de tonnes à 69,7 millions d’une période à l’autre. Et l’Agence nationale des ports anticipe déjà une augmentation en 2013. «Le volume attendu est de l’ordre de 75 millions de tonnes en progression de 6,3% par rapport à 2012», prévoit l’Agence. Il s’agit bien évidemment des échanges transitant par les ports qu’elle gère.
Cette situation paradoxale s’explique par la forte baisse du transbordement au port de TangerMed: -36,6% du volume, soit 7,9 millions de tonnes. En termes du nombre de conteneurs traités, la régression se chiffre à 336.400 boîtes.
C’est que la crise économique internationale a durement affecté le commerce mondial. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) estime qu’en 2012 la croissance des échanges internationaux de biens et services ne devrait pas dépasser 3,7% contre 5,4% enregistré sur les 20 dernières années. Mais, si la crise perdure, ce taux pourrait décroître davantage (voir encadré). Or, selon  l’Agence spéciale Tanger Méditerranée, la baisse du trafic résulte principalement du quai n° 2 qui a connu de nombreux problèmes sociaux. Du coup, plusieurs armateurs ont orienté leur activité vers le port d’Algésiras, juste en face et qui n’en demandait pas tant. Et beaucoup y sont encore à ce jour. De plus, les démêlés de l’affaire Comanav, où de présumés actes de sabotage ont fait face pendant quelque temps n’étaient pas pour arranger les choses. Depuis l’automne dernier, le climat social s’est beaucoup amélioré.
Hors TangerMed, les composantes du trafic portuaire affichent une croissance plus ou moins prononcée. A titre d’exemple, les marchandises en vrac solide qui représentent 52% du trafic ont crû de 6,7% à fin novembre dernier. Croissance induite par les importations des céréales (+28,7%), du charbon (+9,5%) ainsi que par les sorties des engrais qui ont bondi de 16,3%. Par contre, les expéditions des phosphates se sont repliées de 3,5% à 8,6 millions de tonnes.
Pour ce qui est du vrac liquide, les importations des hydrocarbures ont marqué une hausse de 4,5% à près de 14 millions de tonnes. Cependant, le volume exporté de l’acide phosphorique a accusé une régression d’environ 12%. A noter que le vrac liquide occupe 30% du trafic portuaire. Fait marquant, le trafic des conteneurs tant à l’import qu’à l’export continue son ascension. A l’import, le nombre de conteneurs traités s’est élevé à 440.000 unités en hausse de 3,6%. Chiffre qui passe à 445.630 boîtes à l’exportation soit une hausse de 4% par rapport à 2011.

 

La menace du protectionnisme

 

Le  déclin du commerce mondial s’explique par plusieurs facteurs. L’OMC avance les perturbations des chaînes d’approvisionnement dues aux  catastrophes naturelles au Japon et en Thaïlande, le printemps arabe et  le manque de financement dans les pays en développement. Mais le  principal facteur réside dans la crise de la dette souveraine en Europe, qui a poussé les Etats à réduire leurs dépenses d’investissement et les ménages leurs consommations. Ce qui s’est traduit par un impact croisé sur l’import et l’export. Pour le moment, plusieurs risques planent sur la reprise du commerce mondial.  Ils résultent de la crise de croissance en Europe, de  la flambée des matières et du retour aux restrictions commerciales. Sur ce  dernier point, la menace sur les échanges est  réelle. Le nombre de mesures protectionnistes dans le monde est passé de 220 en 2010 à 340 en 2011. Selon la Commission européenne, les entreprises sont victimes d’un renouveau du  protectionnisme des pays émergents d’Asie et d’Amérique latine. En 2011, la Chine et les pays du marché commun du sud ont fortement taxé plusieurs produits d’importation.


A. G.

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