×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Politique

Enquête au cœur du RNI: De grandes ambitions, mais quels moyens?

Par L'Economiste | Edition N°:3622 Le 23/09/2011 | Partager
Le parti veut un juste dosage entre jeunes et moins jeunes
Une commission dédiée à la préparation du programme

Salaheddine Mezouar s’est défendu à plusieurs reprises de son allégeance à Fouad Ali El Himma. L’alliance avec le Parti authenticité et modernité (PAM) sera-t-elle un fardeau ou un atout pour le RNI lors des prochaines législatives?

S’il est certes légitime d’aspirer au leadership lors des prochaines élections, le RNI doit encore en avoir les moyens. Car la capacité d’un parti à gagner les élections et conduire un gouvernement se mesure à travers la qualité des candidats qui se présentent sous ses couleurs ainsi que du programme qu’il est appelé à défendre. Les commissions électorales mises en place par le parti ont ainsi la lourde tâche de proposer à la présidence des candidats à la hauteur et un programme ambitieux et bien ficelé. Au niveau des candidatures, la commission présidée par Mohamed Abbou se charge de l’étude des dossiers qui lui sont transmis par les coordinations locales. Celles-ci «insistent sur le fait que les candidats du parti doivent être issus de la base, et non pas imposés par les instances dirigeantes», fait savoir un militant. La commission des candidatures a mis en place une série de critères pour trancher cette question des accréditations qui fait débat au sein de plusieurs partis. L’impératif de renouvellement des élites et l’importance de gagner le maximum de sièges placent les partis face à un véritable dilemme. Entre vieux routiers, expérimentés et ayant de grandes chances de gagner, et jeunes cadres, permettant d’injecter du nouveau sang dans les institutions, mais qui n’ont pas autant de chances de remporter le scrutin, le choix reste difficile. L’intelligence, selon un membre du parti, est de «faire la juste mesure entre ces deux composantes afin de présenter de nouveaux visages tout en préservant ses chances de réussite». Jeunes et moins jeunes doivent néanmoins répondre aux critères mis en place par la commission d’accréditation. Il s’agit de «la compétence et l’intégrité qui permettront à nos candidats de gérer les affaires publiques», concède Abdelaziz El Alaoui El Hafidi, membre du Bureau exécutif. S’y ajoute «le militantisme au sein des structures de base. Car il n’est pas raisonnable d’accréditer des personnes qui n’ont pas une ancienneté au sein du parti», explique-t-il. La présence au sein des conseils élus et le respect des fonctions de représentativité font également partie des éléments déterminant le choix des candidats Rnistes.
Au-delà de la qualité des candidats, la réussite du parti tient également à l’attractivité de son programme électoral. Dès que la campagne sera lancée, les programmes des différentes formations politiques seront épluchés par les différentes associations de la société civile et les différents observateurs, leaders d’opinion qui vont orienter le choix des citoyens. Dans ce contexte, la réussite du parti tient à «présenter un programme ambitieux et réaliste, surtout que beaucoup de promesses présentées lors des précédentes campagnes électorales n’ont pas été respectées par plusieurs partis», souligne Jaâfar Heikel, membre du comité central. Au sein du RNI, le programme électoral est actuellement en cours de finalisation par la commission présidée par Anis Birou. Ses grandes lignes ont pour base «le projet présenté par Mezouar lors du congrès national», fait-on savoir. Un projet qui s’articule autour de quatre axes qui «permettront au parti de répondre aux différentes revendications des citoyens, notamment en matière de moralisation de la vie publique, de redynamisation de la pratique politique, mais aussi de développement des différents secteurs», souligne un militant. Le premier axe est relatif à la mise à niveau des partis politiques, cruciale pour le regain de confiance dans la pratique politique. Il s’agit ainsi de faire du RNI «un parti d’institutions, de structures et non pas de personnes», selon Heikel. A cela s’ajoute la nécessité de répondre à l’impératif de renouvellement des élites. Car «les citoyens n’accepteront pas de voir les mêmes personnes se présenter aux élections», note-t-il. Le troisième axe concerne la décentralisation, la déconcentration et la régionalisation. L’objectif est de «déconcentrer la prise de décision, décentraliser les ressources et mettre en place une politique partisane avec une composante de proximité régionale», explique-t-on auprès de la direction du parti. Il s’agit de développer des programmes sectoriels en adéquation avec les besoins, les ressources, les moyens, la géographie et la culture de la région. Au niveau sectoriel, le parti prône une «politique libérale à visage humain». C’est-à-dire un libéralisme social qui laisse la libre-entreprise à l’individu, «l’Etat devant jouer seulement un rôle de régulateur», précise El Alaoui. Les pouvoirs publics devraient néanmoins garder la main sur quatre secteurs sociaux, à savoir la santé, l’éducation, l’emploi et le logement. Les jeunes cadres du RNI ont également été impliqués dans la préparation du programme du parti. La structure qu’ils viennent de mettre en place, l’Alliance des indépendants, «constitue une force de proposition et ses membres ont rejoint les groupes de travail répartis en fonction des différentes thématiques du programme», concède Réda Sabri, membre du RNI et porte-parole de l’Alliance.

Communication

Le programme électoral du parti de la colombe sera «marketé» auprès des citoyens grâce à une stratégie de communication, qui est en cours de finalisation. Cette tâche a été «confiée à une commission dédiée, présidée par Naïma Farah, une professionnelle de la Com», fait savoir El Alaoui. Les dirigeants du parti avancent également que leur stratégie de communication va se baser sur la transparence. «Il ne faut pas mentir aux populations et présenter des promesses dans l’air. Mais leur expliquer comment nous allons réaliser notre programme et avec quels moyens», affirme Heikel.

                                                                                                                                                                   

 

Entre promesses et alliance
Le RNI semble vouloir repartir à nouveau. Salaheddine Mezouar l’avait promis dès son élection en janvier 2010 à la tête du parti après la destitution de Mustapha Mansouri par le conseil national. Mais jusqu’à quel niveau a-t-il tenu ses promesses? Une question que se posent de nombreux militants à deux mois des élections législatives.
Certes, le conseil national du parti a opté pour une organisation totalement décentralisée, seule politique à même d’accompagner le chantier de régionalisation élargie. Mezouar a l’habitude de dire que «pour se moderniser, un parti doit sortir des schémas classiques d’organisation». Ainsi, la direction nationale a-t-elle pour mission de tracer les grandes orientations, tandis que les structures régionales ont à les appliquer, tout en développant leurs propres projets devant accompagner la dynamique de leurs régions respectives. Pour ce faire, un débat sur de grosses questions telles la ligne politique, ou encore l’identité du RNI, avait été initié par la formation politique.
S’agissant de la manière avec laquelle le parti abordera les législatives, la direction du parti a «engagé des discussions avec les formations politiques porteuses des mêmes valeurs», et c’est de ce débat qu’est sortie l’alliance avec le PAM, l’UC et le MP.
Toutefois, précise-t-on, il n’y aura pas de candidatures communes. Mais seulement un désistement en faveur du candidat du parti de l’alliance qui a le plus de chances de remporter les élections.

 

Mohamed Ali MRABI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc