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Politique

Enquête au cœur du RNI : Les jokers du parti

Par L'Economiste | Edition N°:3622 Le 23/09/2011 | Partager
Le parti a misé sur de nouveaux profils
L’ancienneté au parti ne constitue pas le seul critère

Considéré historiquement comme un parti de notables, le RNI œuvre depuis quelques années pour changer cette image en misant sur de nouveaux profils. Il s’agit de jeunes cadres, diplômés des meilleures universités mondiales, ayant fait leur preuve dans le monde de l’entreprise. Les exemples de Moncef Belkhayat, d’Aziz Akhannouch ou encore de Yassir Zenagui en témoignent. Durant leur mandat à la tête de leurs départements ministériels, ces personnalités n’ont cessé de faire parler d’eux. Dès l’annonce de l’équipe gouvernementale en 2007, le RNI a été critiqué pour avoir présenté ces profils considérés comme étant «parachutés», portant les couleurs du parti à la dernière minute. Les dirigeants du RNI s’en défendent considérant que «l’ancienneté au sein du parti ne doit pas constituer le seul critère».
Le plus important, selon eux, est de «savoir si ces personnes sont compétentes pour servir les intérêts du pays». De plus, ils avancent que certains de ces ministres ont une affiliation historique au parti, comme «Akhannouch, dont le père était un membre du RNI ou Belkhayat dont l’oncle est l’un des fondateurs du parti». Les militants du parti affichent leur «satisfaction du travail effectué par leurs ministres au sein de l’actuel gouvernement», en dépit des attaques dont ont fait l’objet certains d’entre eux.

 

Salaheddine Mezouar: Le leader
Président du parti, Salaheddine Mezouar a pu au fil des années se frayer une place de choix au sein du RNI, qu’il a intégré après une longue expérience dans le secteur industriel. Depuis sa nomination à la tête du ministère de l’Industrie sous les couleurs du parti, il a su porter sa nouvelle casquette de leader politique. Il n’a pas hésité à conduire le mouvement correctif qui a conduit à l’éviction de Mustapha Mansouri, l’ex-président du RNI. Dès son élection à la tête du parti, Mezouar a fait l’unanimité parmi ses troupes, en dépit des conflits internes qui éclatent à cause du retard que connaît la concrétisation des objectifs du mouvement correctif qu’il avait conduit.

 

Moncef Belkhayat: Un pro de la com
Nommé ministre de la Jeunesse et des sports sous le gouvernement El Fassi, Moncef Belkhayat a rejoint le RNI peu avant cette nomination. Il est venu du monde de l’entreprise où il avait fait ses preuves. Son dynamisme à la tête du département de la Jeunesse ne lui a pas épargné les critiques, notamment concernant sa position hostile au mouvement du 20 février, mais aussi les dépenses de son département et les promesses d’emplois à créer lors du prochain mandat gouvernemental. Belkhayat s’est exprimé quant à ces points et a clarifié sa position, mais ces attaques risquent de peser lourd sur le parti, en termes d’image, dans le cadre de la bataille de communication pré-électorale. Il a néanmoins lancé des initiatives novatrices, notamment au niveau de la communication, en créant une page sur Facebook, qui compte des milliers de fans, lui permettant de débattre directement avec les citoyens.

 

Aziz Akhannouch: Le baroudeur
A l’instar d’autres personnalités influentes au sein du RNI, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, a intégré le parti après une longue expérience dans le secteur privé où il a participé au développement du groupe familial. Bardé de diplômes, Akhannouch s’est lancé d’abord dans la politique au niveau local, avant sa nomination à la tête du département de l’Agriculture en 2007. Il s’agit de l’un des ministres qui «ont le mieux représenté le parti au gouvernement», souligne un militant. Son mandat a coïncidé avec le lancement du plan Maroc Vert et d’Halieutis, deux programmes qui ont revalorisé les secteurs de l’agriculture et de la pêche. Il a également été «très actif dans les négociations avec l’UE concernant les volets agricole et de pêche», selon un membre du parti.

 

Yassir Zenagui: Le golden-boy
Nommé à la tête du ministère du Tourisme lors du remaniement de 2010, cet ingénieur financier qui a fait ses preuves en France et à la place financière de Londres a porté les couleurs du RNI pour occuper ses nouvelles fonctions. Dès les premiers jours de son arrivée, Yassir Zenagui était régulièrement présent dans les réunions et les événements du parti. Son adhésion à cette formation a coïncidé avec le lancement du mouvement correctif conduit par Mezouar. Depuis, il fait partie du Bureau exécutif présidé par Mezouar, dont il est l’un des proches collaborateurs.

 

Anis Birou: Une tête pensante
Membre du Bureau exécutif du parti, Anis Birou est un pur produit de l’administration publique. Cet ingénieur statisticien a fait ses preuves dans différents départements ministériels avant d’occuper son poste actuel à la tête du département de l’Artisanat. Sa discrétion contraste avec son dynamisme, notamment au sein du parti où il occupe différentes missions d’organisation. A l’approche des élections, c’est à lui qu’a été confiée la tâche de présider la commission de préparation du programme électoral.

 

M. A. M.

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