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    International

    Protocole de Kyoto
    Les pays en développement refusent de s’engager

    Par L'Economiste | Edition N°:1912 Le 08/12/2004 | Partager

    . Ils rejettent tout engagement futur de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre. L’UE propose un accord post-2012 . Les USA et la Chine les deux plus grands pollueurs de la planèteLes pays en développement ont sonné la charge le 6 décembre à Buenos-Aires, à la reprise des négociations de l’ONU sur le changement climatique, avertissant qu’ils rejetteraient tout engagement futur de maîtrise de leurs émissions de gaz à effet de serre. “Il n’y aura pas de nouveaux engagements”, a martelé, à l’ouverture de la conférence, le Qatar au nom du Groupe des pays en développement (G-77) qu’il préside actuellement.Le représentant de l’émirat, Mohammed Al-Maslamani, a ainsi donné le ton des tractations qui vont se dérouler pendant deux semaines dans la capitale argentine entre 170 pays du Nord et du Sud pour savoir si un nouvel accord de lutte contre le changement climatique doit être envisagé à l’échéance du protocole de Kyoto en 2012. Le protocole, qui entrera en vigueur en février prochain, impose à cet horizon des réductions d’émissions de gaz à effet de serre aux seuls pays industriels. Les pays en développement doivent seulement établir des inventaires d’émissions.Al-Maslamani a souligné qu’une disposition du protocole, prévoyant l’ouverture de négociations formelles en 2005 en vue de nouveaux engagements après 2012, ne visait expressément que les pays développés. “Nous n’accepterons aucun autre processus de négociations” où serait abordée la question d’engagements des grands pays en développement, a insisté le délégué qatari, “quel que soit le nom qu’on donne à ce processus”. Les Etats-Unis ont appuyé aussitôt cette position. “Le développement économique conditionne l’adoption de mesures pour combattre le changement climatique”, a déclaré le chef de la délégation américaine, Harlan Watson. Et d’inviter pays du Nord et pays du Sud à rejoindre les Etats-Unis qui misent sur “la croissance économique, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion d’énergies plus propres pour diminuer l’intensité carbone de l’économie”, évoquant avec ce terme technique un ralentissement de la hausse des émissions de gaz à effet de serre. L’Union européenne considère indispensable un nouvel accord “post-2012” de lutte contre le changement climatique, compte-tenu de l’accélération du phénomène. Elle veut obtenir la coopération des Etats-Unis, qui ont rejeté Kyoto, et celle des grands pays émergents.Elle n’a cependant évoqué cette revendication qu’en termes codés. “L’UE, a déclaré la présidence néerlandaise de l’Union, espère que les problèmes du long terme pourront être examinés d’une manière permettant aux pays présents de mieux comprendre les enjeux de l’après-2012”. Les émissions de CO2 et d’autres gaz à l’origine du changement climatique sont liées principalement à l’usage des énergies fossiles, charbon, pétrole et gaz. Elles augmentent avec la croissance économique. Les grands pays émergents, Chine, Inde et Brésil notamment, sont en pleine expansion et leurs émissions de CO2 s’accroissent plus ou moins fortement. La Chine est déjà le 2e pollueur mondial avec 13,6% des émissions de CO2 derrière les Etats-Unis (23,5%), a rappelé lundi à Paris l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ses émissions ont augmenté de 45% en 12 ans, une performance compte tenu que sa croissance économique a explosé de 196% dans la même période, d’après l’AIE. La question de l’après-2012 dominera surtout l’agenda des ministres de l’Environnement de la planète qui rejoindront leurs hauts fonctionnaires en fin de conférence. Synthèse L’Economiste

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