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Affaires

Les ceintures de sécurité obligatoires en ville

Par L'Economiste | Edition N°:1936 Le 12/01/2005 | Partager

. Un décret généralise cette mesure au périmètre urbain sous peine d’amendes. Le texte publié au B.O “dans un mois au plus tard”!. Des dispositifs de sécurité pour les véhicules de transport de voyageurs et de marchandisesAutomobilistes, songez dorénavant à attacher vos ceintures de sécurité dès que vous montez en voitures! Sinon, préparez-vous à être verbalisés en cas de contrôle. Eh oui, le port de la ceinture de sécurité est aujourd’hui une obligation aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du périmètre urbain. Dans ce dernier cas, l’obligation s’étend même aux occupants des sièges arrière. Cette généralisation intervient suite à l’adoption du décret (modifiant et complétant l’arrêté du 24 janvier 1953) sur la police de la circulation et du roulage par le dernier Conseil des ministres tenu le 6 janvier à Agadir. Les automobilistes n’ont que peu de temps pour s’habituer à cette nouvelle disposition, puisque le décret sera prochainement publié au Bulletin Officiel, «dans un mois au plus tard», souligne Queddour Belaich, directeur du transport routier au ministère de l’Equipement et du Transport. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur le degré d’applicabilité des nouvelles dispositions, compte tenu de la vétusté d’une grande partie du parc automobile marocain. Combien de véhicules sont en effet équipés en ceintures arrière ?Reste que cette mesure s’intègre dans le cadre du Plan stratégique intégré d’urgence (PSIU) de sécurité routière lancé en 2003 par ce département. L’objectif est de venir à bout de l’hécatombe des routes. Ce texte institue de nouvelles prescriptions «de nature à renforcer les dispositifs sécuritaires visant à atténuer le nombre d’accidents que connaissent les routes marocaines», souligne Belaiche, en charge du dossier de l’insécurité routière.Selon le ministère, il a été démontré statistiquement que le port de la ceinture de sécurité est la mesure la plus immédiatement rentable après la limitation de la vitesse. L’utilité est de protéger le conducteur et ses passagers lors des chocs violents. Ainsi, de par son urgence, «le ministère a opté pour un décret afin d’éviter la lourdeur de passage des textes de loi au Parlement», indique Belaich.Par ailleurs, la vitesse demeure la cause la plus fréquente des accidents de la route et ce, malgré l’existence de mesures réglementaires imposées en vue de l’adaptation de la vitesse des véhicules à l’état des routes et aux conditions du trafic routier. Le texte prévoit ainsi une autre mesure qui consiste à équiper les voitures de transport en commun des voyageurs (plus de 15 places) et des marchandises (plus de 8 tonnes) d’appareils de sécurité. L’objectif est «de renforcer les dispositifs mécaniques de sécurité susceptibles d’être incorporés aux véhicules», souligne Belaich. Car, les accidents causés par cette catégorie sont souvent à l’origine des pertes humaines et matérielles désastreuses. Tout le monde se souvient du drame d’Imintanoute d’août dernier qui a fait, selon les chiffres officiels, 30 morts et 14 blessés graves. A l’origine de cet accident, un autocar, un camion semi-remorque et un grand taxi (www.leconomiste.com).Dans ce sens, trois dispositifs sont prévus. Il s’agit d’un appareil limiteur de vitesse, un ralentisseur électrique et un dispositif de freinage ABS. Le dispositif dit «limiteur de vitesse», consiste à réduire la vitesse maximale du véhicule «telle que ni sa conception ni son équipement ne lui permettent de réagir à une pression franche sur la commande d’accélérateur». Autrement dit, «il assurera la fonction essentielle de réguler l’alimentation du moteur en carburant afin de limiter la vitesse du véhicule à la valeur prescrite initialement», explique le directeur des transports routiers.Quant au ralentisseur, il est conçu de manière à réduire, dans certains cas, la vitesse du véhicule tout en laissant les freins réglementaires suffisamment froids pour qu’ils gardent toute leur efficacité en cas de nécessité d’arrêt brusque. L’objectif de cette disposition est de «remédier aux risques causés par une mauvaise utilisation des freins à la descente qui donne suite à un échauffement excessif des garnitures». Le système antiblocage des roues ABS complète, de son côté, le circuit de freinage classique. Il permet entre autres, d’éviter le blocage des roues lors d’un freinage et de réduire la distance par rapport aux freinages avec blocage. Ces deux catégories de véhicules seront, suite à l’application de ce décret, obligées de s’équiper en pneumatiques sans chambre à air. Les avantages de ce type de pneus sont multiples. Ils supportent en effet une charge plus importante. Et en cas de crevaison, le pneu se dégonfle progressivement, ce qui élimine le risque d’éclatement.L’état mécanique des véhicules est également l’une des causes des accidents de la route. Un élément qui n’a pas été négligé dans ce nouveau texte. Ainsi, comme mesure de prévention, une visite technique préalable s’impose à chaque opération de mutation ou de réimmatriculation. Aussi, il devient obligatoire d’attribuer une nouvelle immatriculation dans la série correspondant à la préfecture ou à la province lieu de résidence du nouveau propriétaire. Cette mesure facilitera aux agents du contrôle sur route, l’identification de la dernière résidence du contrevenant, en vue d’éventuelle poursuite.


Accidents: Une baisse de 7% en 2004

Ce décret fait partie des mesures d’urgence prises par le ministère du Transport dans le cadre de PSIU. L’objectif est d’endiguer le fléau des accidents de la circulation et renverser la tendance à la hausse depuis quelques années. Un plan qui commence à donner ses résultats. Selon Belaich, les premières statistiques établies à fin novembre 2004 parlent d’une régression de 4,5% du nombre des accidents de la route par rapport à la même période de l’année précédente. La baisse est beaucoup plus significative si on ne prend en considération que la période d’application effective du PSUI, notamment le volet du contrôle. «Du mois d’avril, date de démarrage effectif du plan, à fin novembre, la baisse est de 7% par rapport à la même période 2003», indique Belaich. Le nombre de tués causés par ces accidents a également chuté de 4% pour la période allant d’avril à novembre. Alors «qu’elle n’est que 0,4% si on intègre les premiers mois de l’année 2004». Meryeme MOUJAB

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