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Affaires

Casablanca: Restructuration du bidonville Sidi Massaoudi

Par L'Economiste | Edition N°:1936 Le 12/01/2005 | Partager

. Doter les 461 ménages des équipements de base . Des locaux commerciaux sont aussi prévusLa lutte contre les bidonvilles semble bien engagée dans la métropole. Après Lamkanssa et Lahraouyine, le tour est à Douar Sidi Massaoudi, bidonville relevant d’Anfa et qui s’étend sur 5 hectares. Dans un premier temps, l’opération consiste à doter 461 ménages du douar (soit 2265 habitants) des équipements de base, à savoir la voirie, l’assainissement, l’eau potable et l’électricité. En vue d’engager les travaux sans tarder, l’Arrondissement d’Anfa a adopté en session de juillet les arrêtés d’alignement. Mesure qui permet de fixer l’emplacement des voies structurantes en vue de désenclaver le bidonville.Les travaux ont démarré en août 2004 sous l’égide d’Al Omran. Mais l’alignement ne se passera pas sans détruire quelques habitations qui entravent la mise en place des voies. Le plan de restructuration prévoit justement de recaser les 114 familles dont les maisons seront démolis. “Seuls les bidonvilles et les constructions insalubres seront démolis et les emprises dégagées seront aménagées en respectant l’alignement déterminé par les constructions existantes”, stipule le projet de restructuration. Les 347 ménages restants seront maintenus dans leurs logements. Bien plus, l’aménagement de la zone permettra de dégager une “capacité d’accueil additionnelle des terrains aménageables” de 350 ménages. L’option d’aménagement retenu prend en considération les contraintes topographiques du quartier. Ces dernières imposent, par exemple, des types de traitements de l’assainissement. Ainsi, la topographie sous forme de cuvette reçoit l’écoulement des eaux usées et des eaux pluviales qui déversent dans une fosse aménagée. Se concilier avec l’existant fera que cette fosse sera liée, après relevage, aux collecteurs les plus proches. En matière de voirie, la restructuration prévoit un maillage qui s’appuie sur les voies existantes.Les données foncières du Douar Sidi Massaoudi facilitent la tâche de l’aménageur dans la première phase du projet: la restructuration. Le quartier prend, en effet, place sur un terrain ayant un titre foncier unique qui a été morcelé et construit. Du coup, l’Administration aura à faire face à un seul interlocuteur, les 284 copropriétaires étant contraints à avoir un seul représentant. D’autant plus qu’ils seront amenés à faire des démarches pour avoir des titres fonciers individuels pour pouvoir céder leurs parcelles, réhabiliter ou construire leurs logements. Mais la phase de la construction s’avère être plus difficile. En fait, les documents d’urbanisme relatifs au secteur sont contraignants. Ils ont programmé des voies d’aménagement sur des emprises des constructions et des équipements collectifs sur des bidonvilles. Selon un ingénieur à l’Arrondissement d’Anfa “le plan d’aménagement prévoit une zone villa sur le site Massaoudi. L’existant oblige à concevoir un autre type de construction adapté à la réalité physique et sociale de l’espace en question”. Les acteurs institutionnels privilégient ainsi une certaine flexibilité et adaptation des dispositions du plan d’aménagement. Notons enfin qu’une convention a été signée à cet effet par les multiples et divers partenaires (Arrondissement, l’Intérieur, l’Habitat, les Finances, la Ville, la Wilaya, l’Agence urbaine, Al Omrane et la Lydec), pour fixer les missions des uns et des autres.


Constructibilité

Les différents acteurs préparent la 2e phase du projet: “la constructibilité”. Selon un responsable local, “les données exhaustives sur les copropriétaires ne sont pas entièrement disponibles. Le certificat de propriété délivré par la Conservation foncière en établit le nombre à 284. Mais d’autres propriétaires, RME ou nationaux, se manifestent de temps en temps”. Une instruction des actes de propriété pour éliminer les “actes bidon” s’impose. Les parcelles, n’ayant pas la surface minimale du logement, posent aussi problème de constructibilité. Une des solutions envisagées est de procéder au remembrement des petits lots de façon à valoriser le terrain.Ali JAFRY

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