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    Economie

    Le patronat annonce ses projets 2005

    Par L'Economiste | Edition N°:1924 Le 24/12/2004 | Partager

    . Unions régionales et commissions présentent leur plan d’action. Code du travail, mise à niveau, ALE, ZI… les chantiers Le patronat aura tenu sa promesse. Celle d’organiser un rendez-vous annuel et un cycle qui présentent le bilan de l’année écoulée et son plan d’action. Kamil Benjelloun, président du groupe de travail Communication de la CGEM, a tenu à le préciser, le 22 décembre. Un “travail fastidieux” qui trace l’état d’avancement et les contours de la vision à l’horizon 2007 des commissions et unités régionales rattachées à la CGEM. Objectif: tracer la feuille de route et rapprocher les membres dans un forum de discussions qui sert d’assise large de concertations et de prises de décision. L’enjeu est de taille, précise Hammad Kassal, modérateur, car les Unions régionales représentent une force de proposition pour la stratégie globale de la Confédération et le renforcement de sa représentativité et son rôle. Jalil Benabbès Taârji, également modérateur, estime pour sa part que les Unions régionales portent très fort le marketing de la Confédération et de l’entreprise. A cet effet, il préconise d’inscrire des rencontres annuelles avec les élus et les partenaires sociaux dans le sens d’un lobbying plus large qui dépasse l’axe Casa-Rabat. La rencontre était articulée autour de 4 tables rondes qui se sont succédé. En premier lieu, c’est le président de l’Union régionale de Tensift-Al Haouz, Mustapha Belkahia, qui a donné le ton. Selon lui, les grandes actions réalisées ont porté notamment sur la sensibilisation au code du travail, le programme d’appui aux associations professionnelles, la mise à niveau ou encore l’ALE Maroc-USA. “Le deal pour nous est que Marrakech et région ne soient plus basées uniquement sur le tourisme. L’enjeu est d’instaurer un équilibre via les zones industrielles et l’immobilier”, précise Belkahia. Mieux encore, l’unité de Tensift mise en 2005 sur la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux et la promotion de l’immobilier de loisirs. L’antenne envisage également de trouver des solutions aux problèmes de circulation et de pollution dont souffre la ville ocre. Les opérateurs de Marrakech estiment que leur ville est appelée à connaître un grand essor dans 3 ans. Ils fondent de gros espoirs sur l’autoroute Casa-Marrakech dans la mesure où elle devra drainer une bonne part du réservoir de Casa et Rabat. De même, pour l’aérien, le low-cost va attirer plus de touristes et développer l’activité. C’est pour cela qu’une proposition a été faite à la CGEM pour faciliter l’acquisition de logements à usage résidentiel aux étrangers. “Plus nous aurons d’étrangers propriétaires de logement, plus il y aura de touristes en temps de crise”, estime Belkahia.Pour le représentant de l’antenne de Rabat, “la proximité avec le centre de décision politique permet à l’Union de jouer un rôle de relais et remonter l’information vers le QG”. Mais la priorité reste de porter le travail de mise à niveau (MAN) qui tarde à venir pour la région, ajoute-t-il. “Nous avons repensé le concept et tiré des conclusions. Nous comptons faire des recommandations pour revoir les mécanismes de mise à niveau qui fonctionnent actuellement et sensibiliser à la loi de Finances 2005”, précise l’Union de Rabat. Néanmoins, quelques contraintes persistent dans l’antenne du Centre. Certains chefs d’entreprise restent insensibles aux démarches entreprises. Dans ce sens, “un véritable travail est envisagé pour 2005 auprès des opérateurs, sans pour autant verser dans l’assistanat”, annonce l’Union de Rabat. Il s’agit notamment de la mise en place de services payants pour assister les chefs d’entreprise. A titre d’exemple, est-il indiqué, des plans de formation pour adhérents et non-adhérents. Mais là encore, le risque d’empiéter sur les cabinets spécialisés est grand. Toutefois, peu d’actions sont entreprises avec le CRI. Le responsable de Rabat estime que le Conseil régional a une mission particulière. Or, selon les opérateurs, une étroite collaboration devrait avoir lieu entre les représentations de la Confédération et les CRI pour faciliter et susciter l’investissement. Autre contrainte à Rabat et Salé, le problème d’harmonisation des prix des lots des ZI, ce qui gêne l’investissement. “Un travail colossal est en train de se faire pour harmoniser les prix”, est-il précisé. Les opérateurs fondent beaucoup d’espoir sur le projet de la Vallée du Bouregreg, un projet ambitieux de schéma directeur pour le développement régional.Le Souss-Massa-Drâa n’est pas moins bien loti. La région dit être très en avance sur le plan de la traçabilité. Les agrumes et la pêche tirent la locomotive. Ils sont déjà aux standards européens et le problème ne se pose pas pour ces activités en 2005. Des logiciels ont été développés dans ce sens par le secteur agrumicole.Selon Majid Joundy, président de l’Union d’Agadir, le bilan repose en gros sur des projets de dépollution industrielle et le renforcement du rôle de la CGEM ainsi que la réhabilitation des ZI. Car “le gros problème de la région réside dans le déficit hydrique”, précise-t-il. L’intérêt est de traiter et recycler les eaux déversées. Les spécificités de la région sur lesquelles le plan d’action repose restent sans conteste l’agriculture, le tourisme et la pêche. Or, l’industrie des conserves consomme beaucoup d’eau. Des études ont été établies ainsi que des recommandations pour 2005. Objectif, récupérer les eaux déversées et en faire un outil de développement. Le plan d’action 2005 envisage de faire de la pêche de transformation un pôle d’activité régional. Pour le tourisme, le projet de la plage blanche est gelé et le site de Taghazout devrait entraîner un regain d’activité. “Tous les efforts se concentrent sur Taghazout”, est-il précisé. Pour l’année prochaine, “nous devrions nous allier à l’expérience des îles Canaries dans la pêche et le tourisme”, estime Joundy. Pour l’agriculture qui connaît un déficit en eau, la cession des terres Sodea-Sogeta pose de gros problèmes. Ajouté à cela, celui plus récent des coopératives, puisque l’une des structures qui sera imposée, la Copag, évolue dans la région. Autres contraintes de la zone, l’éloignement du centre de décision (Casablanca) ainsi qu’un tissu économique assez dispersé (7 provinces à regrouper), fait valoir Joundy. Pour l’Union du Centre-Nord (Fès), c’est un bilan relativement peu reluisant qui a été esquissé. Pour cause, un nouveau bureau qui a démarré à la veille des vacances estivales précédentes et qui est encore dans la phase études. La région souffre du nomadisme des entreprises vers l’axe Casa-Rabat. La ville se vide de ses habitants et l’autoroute n’a pas eu l’effet escompté, fait valoir le représentant de Fès. Et d’ajouter que le problème du foncier n’arrange pas non plus la situation (terres collectives, terres habous…). L’urgence est de débloquer les terrains et les céder au privé.Les actions envisagées reposent surtout sur des actions d’alphabétisation. “La formation représente le cheval de bataille de nos actions”, souligne le représentant de l’Union de Fès. Des actions de dépollution industrielle sont également programmées dans le bassin de Sebou.Pour sa part, la capitale du Détroit a développé un plan d’action des plus ambitieux. Il faut dire que Tanger-Med donne des élans aux opérateurs. L’on parle de plus en plus de bipolarité de la région avec l’aspect touristique sur la côte de Tétouan et le volet industriel pour Tanger. Autour du projet du port, d’autres chantiers se profilent. Et les résultats des infrastructures deviendront tangibles dès 2007. Des actions de lobbying sont entreprises par l’antenne du Nord pour qu’il n’y ait pas de retard dans les travaux, car la région a longtemps souffert du manque d’infrastructures, rappelle le représentant de l’Union. Par ailleurs, la CGEM devra s’atteler à chercher des investisseurs pour des ZI pratiquement viabilisées. L’antenne compte tirer des leçons de l’expérience de l’Andalousie, car l’expérience du Nord ressemble parfaitement au sud de l’Espagne des années 80, est-il souligné. L’enjeu est de créer une mégarégion avec un meilleur ancrage au sud de l’Europe. Car partout dans le monde, la logique veut que le nord soit développé plus que le sud. Or, jusqu’à récemment, le Maroc faisait l’exception, ajoute Chraïbi, vice-président de l’Union patronale du nord. Selon lui, la contrebande et l’informel pèsent lourd sur l’image de la région. La priorité est de redorer le blason avec des investissements pérennes.


    Alif 2010

    Pour ce qui est des commissions de la Confédération, un plan d’actionsambitieux a été arrêté pour l’année à venir. Il s’agit globalement d’un système de veille de la compétitivité économique pour aboutir à un observatoire, une nouvelle approche et des outils d’appui de la mise à niveau. D’autres actions de lutte contre l’informel et la sous-facturation via des prix de repère sont programmées. Il s’agira également, selon Mohamed Lahlou, président de la commission Compétitivité de définir un cadre méthodologique avec une prospective sur les métiers et profils de demain avec de nouvelles niches et plus de valeur ajoutée. Une méthodologie applicable à tous les secteurs.Pour la commission Entreprise & Valorisation des RH, le paquet sera mis dans le déblocage du système des CSF (contrats spéciaux de formation), car 2004 a été une année difficile et perturbée au niveau de la formation, souligne Cheikh Jawad Lahlou, président de la Commission. Autre action-phare dans le pipe, le projet Alif 2010. Principal objectif, réaliser des actions d’alphabétisation au profit de 5.000 salariés dès 2005. In fine, atteindre 600.000 salariés à l’horizon 2010. Car l’alphabétisation concerne l’entreprise au même titre que la mise à niveau, estime Cheikh Lahlou.Amin RBOUB

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