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Affaires

Haouz: Les USA s’intéressent à la région

Par L'Economiste | Edition N°:1881 Le 22/10/2004 | Partager

. Elaboration d’un programme d’action pour la bonne gouvernance. Objectif: Impliquer les citoyens dans la gestion des affaires publiquesPrès de 400.000 dollars chaque an. C’est le budget annuel estimé du projet de gouvernance locale dans la région du Haouz et ce pour une durée de 24 mois. Il s’agit d’un gigantesque programme qui inclut formation, infrastructures selon les priorités identifiées par les habitants de la région, réorganisation des associations… dans deux communes: Ouled M’taa et Tameslohte à 30 km de Marrakech. De grandes actions en perspective et qui seront financées par le CRS (Catholic Relief Service) et le MEPI (initiative de partenariat pour le Moyen-Orient). C’est un programme du département d’Etat américain créé, il y a deux ans, “pour accompagner la croissance économique dans des pays partenaires”. Un programme qui a donc une forte connotation politique. C’est ce qui explique pourquoi l’ambassadeur américain à Rabat, Thomas Riley, a tenu à assister à la première série d’ateliers de formation dans les villages de la région du Haouz le 13 octobre dernier.L’idée de ce programme est une sorte de reconnaissance des institutions gouvernementales efficaces qui privilégient l’approche participative, en renforçant les capacités locales en matière de bonne gouvernance. Et la région du Haouz est dans ce sens avant-gardiste dans ce domaine. En effet, elle regroupe le plus grand nombre d’ONG (plus de 700), notamment en matière de développement. L’action combinée de tous les intervenants (pouvoirs publics, communes, société civile…) confère à la région une certaine expérience, acquise également grâce au programme quinquennal de coopération de la région avec l’Unicef. Celui-ci vient d’ailleurs d’être achevé. Aujourd’hui, la tendance est à l’inverse de ce qui se faisait, il y a quelques années. Les pouvoirs publics cherchent actuellement à faire participer le citoyen à la gestion des affaires publiques. “En y travaillant tous, et efficacement, la région pourra décoller. L’implication des citoyens est plus que jamais nécessaire”, insiste Mohamed Ichennaren, gouverneur de la province. Preuve aussi que la société civile a montré ses capacités et est aujourd’hui efficace là où les élus ont échoué. D’ailleurs, le projet cible 405 participants dans les deux communes Ouled M’taa et Tameslohte à travers aussi les unions des associations de villageois. Sur le terrain, le CRS cherchera donc à impliquer les associations et les communes rurales dans la prise de décision. Un système de suivi et d’évaluation sera mis en place. La voix du citoyen doit être prise en compte et des sortes de rating seront établis. Et c’est l’équipe sur le terrain dédiée à ce projet qui jouera le rôle d’interface entre les populations, les unions et l’administration. Tel qu’il est défini, le programme inclut aussi des actions pour réduire les obstacles entravant la participation féminine. En effet, c’est un des quatre volets du MEPI. Des campagnes de sensibilisation pour promouvoir systématiquement la voix de la femme sont prévues ainsi que des formations. Un comité sera créé au sein des associations villageoises et des unions d’associations. Si l’expérience est concluante, elle sera un modèle pour les autres zones.


Qui sont-ils?

Présent au Maroc depuis 1956, le CRS est une ONG américaine. Il intervient notamment dans les programmes de développement dans les zones rurales avec des équipes parlant couramment le berbère et l’arabe. Au Maroc, son siège est à Rabat avec des bureaux dans les provinces notamment du Haouz, Tiznit et Chtouka Aït Baha. L’ONG gère à partir de son siège au Maroc, ses actions de coopération dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Le CRS intervient dans 80 pays en voie de développement, est-il indiqué. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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