×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
Economie

Financement du logement social
Les banquiers explorent des gisements de croissance

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. Fonds de garantie, PEL, conventions avec les employeurs…. ... Sans oublier la lutte contre le noir. Ces mesures boosteront le taux de bancarisationComment faciliter l’accès au logement aux ménages à revenus faibles et aléatoires? Par un dispositif de financement adéquat. A priori, le challenge paraît difficile à relever face aux contraintes du système bancaire. Le tour de vis imposé par les règles prudentielles et l’accord du Comité de Bâle II n’est pas pour arranger les choses. Mais pour autant, les banques explorent les moyens de couvrir le risque lié au financement de cette frange défavorisée de la population.«Nous sommes avant tout confrontés au problème de l’adéquation entre la durée des ressources et celle des crédits logement. Les premières sont de maturité courte alors que les secondes s’étalent sur 15 à 25 ans», explique Al Amine Nejjar, président du directoire de Wafa Immobilier, groupe Attijariwafa bank(1).Le recours aux instruments de couverture du risque de taux, en particulier pour les crédits accordés à des taux fixes, est susceptible de limiter l’impact de cette inadéquation. En outre, la création de fonds de garantie permet de solvabiliser la couche de population défavorisée et de réduire la marge du risque. «Pour améliorer la force de frappe, les banques devraient diversifier la gamme pour répondre aux besoins variés de la population. Les variantes devraient concerner la quotité de financement, le taux d’intérêt et la durée de remboursement», souligne Ahmed Fellah, de la direction des PME et professionnels, chargé de la Promotion immobilière à BMCE Bank. La conclusion de conventions avec les employeurs qui prévoient des conditions de financement avantageuses aux salariés peut également contribuer à élargir la cible, à l’instar de ce qui a été réalisé pour le crédit à la consommation. Ces mesures préconisées par les banquiers eux-mêmes peuvent contribuer à relever le taux de bancarisation de la population qui ne dépasse pas les 20%. Cependant, il faudra au préalable, surmonter plusieurs obstacles. Tout d’abord, trouver des formules adéquates pour aider les acquéreurs potentiels à constituer un apport personnel suffisant. La mise en place d’un plan d’épargne logement (PEL), assorti d’un avantage fiscal, paraît incontournable. Mais pour que le système fonctionne, l’Etat doit s’impliquer en subventionnant les crédits au logement, contractés par les souscripteurs de PEL. Ils doivent par ailleurs bénéficier d’un avantage fiscal (déduction des cotisations mensuelles au titre de l’IGR).Ensuite, l’éradication du secteur informel générateur d’habitat non réglementaire, doit être érigée en priorité. De plus, il faudra régler le problème de la dualité du système foncier et simplifier les régimes fonciers pour favoriser et sécuriser les transactions immobilières. Sans oublier l’effet dévastateur de la pratique du noir (non-déclaration au Fisc d’une partie de la vente) et la lenteur des procédures judiciaires en cas de défaut de paiement des échéances du crédit logement.


PEL: Un système à 3 piliers

Selon Al Amine Nejjar, président du directoire de Wafa Immobilier, trois systèmes d’épargne logement pourraient être mis en place. Ils seront d’une durée de 3 à 5 ans et capitalisés au taux du marché.Le premier pilier vise les ménages dont le revenu mensuel est inférieur à 1,5 fois le SMIG. Le deuxième concerne les ménages dont le revenu mensuel est compris entre 1,5 et 2,5 fois le SMIG. Le troisième vise les ménages dont le revenu mensuel est supérieur à 2,5 fois le SMIG.Cette épargne ainsi réalisée constituera l’apport initial équivalent à 5% du prix du logement. Le montant de la subvention accordée par l’Etat variera selon le pilier. Pour le premier pilier, elle s’élèvera à 5 fois le montant des intérêts créditeurs servis durant la période d’épargne, dans la limite de 6.000 DH ou 5% de la valeur du logement. Pour le deuxième pilier, l’épargne constituée sera égale à 3 fois le montant des intérêts créditeurs dans la limite de 8.000 DH ou 5% de la valeur du logement. L’épargne constituée représentera 2 fois le montant des intérêts créditeurs, sans dépasser 10.000 DH, dans le troisième pilier.Enfin, l’avantage fiscal qui viendra en déduction des cotisations mensuelles au titre de l’IGR, varierait entre 2.000 et 12.000 DH. Mouna KABLY-------------------------------------------(1) Lors du séminaire organisé par la direction de la Promotion immobilière du ministère délégué chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme la semaine dernière à Casablanca.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc