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Economie

Mezouar à la CFCIM
Les industriels devront changer d’armes

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. Le ministre tancé sur le coût de la main-d’oeuvre. Une nouvelle étude secto-rielle attendue en janvier 2005Code du travail, accès au financement, coût de l’énergie, ALE, infrastructures, justice… Il y a beaucoup d’attentes chez les industriels. Salah Eddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie, était l’invité de la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM), le 13 octobre pour répondre aux nombreuses questions. D’emblée, le ministre annonce la couleur: faire passer la participation de l’industrie au PIB, des 17% actuels à 25% à l’horizon 2010. Reste que ce sont les différents accords de libre-échange et leurs conséquences sur l’ouverture du marché qui ont le plus monopolisés les débats. Pour Michel Tassin, président de la Commission d’appui aux entreprises partenaires de la CFCIM, «le coût des facteurs de production reste trop élevé par rapport à d’autres pays à économie similaire et dont les produits, pour la plupart, investiront le marché national sans protection à partir du 1er janvier 2005». Allusion est faite à l’accord quadra qui prévoit un démantèlement dégressif des droits de douane pour les quatre pays signataires (Maroc, Tunisie, Egypte et Jordanie). Tassin cite à titre d’exemple le coût de l’énergie, qui est 3,5 fois plus cher au Maroc par rapport à l’Egypte. Autre son de cloche: le coût de la main-d’oeuvre. «Si le Maroc est moins cher que les pays européens, la main-d’oeuvre nationale n’en demeure pas moins trop excessive par rapport aux concurrents directs. L’indice du coût de la main-d’oeuvre est de 147 en Tunisie et 80 en Egypte. Au Maroc, cet indice est de 180», martèle Tassin. Ce dernier interpelle l’Etat par l’intermédiaire de la mise en place d’une véritable stratégie industrielle pour un environnement économique favorable à la création d’entreprises et par conséquent de richesses. Pour Jean-Luc Martinet, premier vice-président de la CFCIM, l’Etat et la collectivité restent les premiers bénéficiaires de la création d’entreprises. «L’Etat devrait donc tout mettre en œuvre afin de pousser les investisseurs à créer des entreprises», souligne Martinet. Le vice-président de la CFCIM a suggéré la création d’une entité à même d’encourager l’investissement. Cette entité, qui s’apparenterait à une société nationale de capital-développement, avancera, toujours selon Martinet, une partie du capital des sociétés en création sous forme de prime. «Cette société gardera des actions à hauteur de sa participation dans le capital des sociétés bénéficiaires de cette aide. Elle cédera ses actions au fur et à mesure que les entreprises payeront leurs impôts», explique Martinet. D’après lui, le financement de ce fonds d’aide à la création pourrait trouver son origine dans le Fonds Hassan II, les fonds en provenance de l’étranger ou encore en prélevant 1% sur les importations. Une idée qui a séduit Mezouar et «qui mérite réflexion». Reste qu’elle est loin de rassurer les opérateurs économiques sur le devenir du tissu industriel national face à la libéralisation. Mezouar appelle à la mobilisation et à l’implication de tous, pour un développement industriel hors protection. «Notre économie a toujours évolué dans un environnement protégé. Il faudra penser autrement et surtout apprendre à se battre avec de nouvelles armes, qui sont la compétitivité, la flexibilité et la créativité», affirme-t-il. D’après lui, les entreprises doivent revoir leur stratégie en optimisant le coût de la main-d’oeuvre (réaliser des produits à forte valeur ajoutée) ainsi que celui de l’énergie. En définitive, le ministre de l’Industrie et du Commerce a donné rendez-vous aux opérateurs en janvier 2005, date à laquelle l’étude menée par son département sur le secteur industriel sera terminée et servira de base à la nouvelle stratégie du ministre.


Code du travail et mise à niveau

Le code du travail a également fait l’objet de houleux débats lors de cette rencontre. Jamal Belahrach, DG de Manpower Maroc, qualifie ce document d’incomplet. Selon lui, si le code a eu le mérite de poser les jalons du monde du travail au Maroc, il n’en demeure pas moins flou dans certaines de ses dispositions. Surtout celles afférentes au marché de l’intérim et du temps du travail. «Le marché de l’intérim représente plus de 35.000 emplois et entre 300 et 500 millions de DH». «Les dispositions réduisant le travail temporaire à 6 mois maximum tuent ce marché. Car les entreprises ont besoin plus que jamais de flexibilité, «chose que ne leur donne pas ce code», explique Belahrach. Ce dernier s’attaque également à la mise à niveau des ressources humaines, surtout celle des fonctionnaires de l’administration qu’il a qualifiée de décalée par rapport à la réalité de l’entreprise marocaine. Naoufal BELGHAZI

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