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Financement de la PME: «On est là, mais...»

Par L'Economiste | Edition N°:1945 Le 26/01/2005 | Partager

. Le gouverneur de BAM appelle à plus de transparence . C’est le seul moyen pour bénéficier de financements. C’est ce que veulent aussi les banquiers Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib ne semble plus vouloir se mettre les banques à dos. Il fait désormais la part des choses en ce qui concerne le financement de l’économie, notamment de la PME. Ce n’est pas un changement de discours, ni de vision, mais il replace la problématique de financement dans un contexte économique et de croissance global. Il fait comprendre que ce n’est pas la baisse des taux de quelques points ou des crédits en «veux-tu en voilà» qui pourraient faire gagner l’entreprise en compétitivité. Mais ce sont l’innovation et la bonne gestion ou encore la recherche et fidélisation de marchés qui doivent focaliser l’attention. Le financement n’est pas une finalité, mais un moyen de concrétiser des plans de développement clairs et réalisables. Le gouverneur appelle ainsi le monde des affaires à se prendre en main et à engager sérieusement sa mise à niveau. Car si les banques s’inscrivent dans une démarche prudente de distribution des crédits, c’est qu’elles sont contraintes d’être plus orthodoxes quant à la réglementation prudentielle et de dégager une rentabilité suffisante pour solidifier leur assise financière. Le gouverneur de Bank Al-Maghrib n’y va pas par quatre chemins pour interpeller les entreprises qui ont pris l’habitude pour la plupart de fustiger le système bancaire: «Je ne pense pas qu’un banquier de la place refuserait d’injecter sa matière première dans une entreprise qui a un management correct, un projet de développement clair, des chiffres transparents. De surcroît, quand il est convaincu que les difficultés proviennent de la conjoncture et non d’une mauvaise gestion et de l’utilisation des ressources de l’entreprise à des fins personnelles». La banque centrale ne se désengage pas pour autant des débats sur le financement. Elle pense bien continuer à favoriser la baisse des taux et encourager les banques à distribuer plus de crédits pour soutenir l’économie. Preuve en est que Abdellatif Jouahri se penche actuellement sur les recommandations issues des Assises de la PME. Il prend l’engagement de répondre point par point aux demandes soumises par la Fédération de la PME. La petite et moyenne entreprise est appelée, en retour, à plus de transparence côté informations communiquées aux partenaires. Une des plus importantes réclamations des institutions financières qui sont souvent critiquées d’appliquer des taux trop élevés à cette catégorie. Des niveaux qu’elles expliquent généralement par l’importance de la prime de risque.Pour amener ce changement et satisfaire aux exigences des banques en matière de transparence, BAM a demandé à ce que la profession se munisse de systèmes de rating interne des entreprises. Cet instrument devrait permettre aux banques de disposer de critères objectifs pour justifier leur politique de crédit et motiver les refus et les exclusions. Autre mesure importante engagée par BAM pour favoriser un contexte propice au financement des PME, l’étude visant l’amélioration des dispositifs d’information financière sur les entreprises marocaines par la mise en place d’une centrale de bilans. Préparée par la SFI (Société financière internationale), «un premier rapport a déjà été livré», annonce Jouahri.Quand le gouverneur de la Banque centrale parle financement, il faut comprendre que l’action de l’Institut ne se limite pas aux problèmes des PME mais à celui de l’économie dans sa globalité. Pour cela, il met en avant le défi de mobilisation de l’épargne à long terme. BAM mène ainsi conjointement avec le GPBM une réflexion sur les mécanismes et moyens d’une forte mobilisation de l’épargne. Comme ils mènent une étude pour promouvoir les exportations, dont le niveau régresse ces dernières années. A son niveau, Bank Al-Maghrib s’est fixé comme objectif le maintien des taux à un niveau à la fois incitatif pour l’épargne et encourageant pour l’investissement. Cela en menant une politique monétaire qui s’efforce d’assurer l’équilibre sur les marchés de l’argent.Jouahri regarde également du côté de la protection des intérêts de la clientèle des banques. Un élément important pour renforcer la confiance dans le secteur et accélérer ainsi la bancarisation du pays. Sur ce point, BAM a demandé aux GPBM d’améliorer les conditions appliquées aux services bancaires dans le sens d’une plus grande transparence. L’objectif est d’avoir une cohérence en matière de rémunération des dépôts à vue et de réduire les délais de recouvrement des chèques et effets déplacés. «Une problématique qui sera d’ailleurs dépassée par la généralisation de la compensation électronique», indique Jouahri. Le problème des incidences de paiement est également pris en charge. La Banque centrale s’associe avec le ministère de la Justice et le GPBM pour lancer une action visant l’accélération de l’exécution des jugements et la réalisation des garanties. Mauvais payeurs, Bank Al-Maghrib vous a à l’oeil! M. M. & B. E. Y.

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