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    El Jadida: L’Université Chouaïb Doukkali définit ses projets de développement

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    L’Université Chouaïb Doukkali redéfinit ses stratégies conformément à de nouvelles orientations pour se positionner progressivement dans le processus de développement de la région Doukkala-Abda. Mohamed Kouam, président de cette université, explique comment son établissement a adopté une politique de concertation, de compétitivité et aussi de participation.- L’Economiste: Quels sont les atouts de l’Université Chouaïb Doukkali?- Mohamed Kouam: Forte de son potentiel humain, scientifique et pédagogique, l’Université Chouaïb Doukkali d’El Jadida se positionne en tant qu’acteur incontournable résolument impliqué dans le processus de développement de la région. Pour ce faire, et en prenant en compte les orientations de la charte d’éducation et de formation et les attentes prioritaires de la région, adoptant une politique de concertation, de participation et de compétitivité, l’Université définit et met en œuvre son projet de développement. - Quel est donc le premier bilan et quelles sont les perspectives?- Après la mise en place des filières nationales types conformément à la loi 01-00 portant organisation de l’enseignement supérieur, l’Université Chouaïb Doukkali entame donc une nouvelle phase. Il s’agit de mettre en place un enseignement professionnalisant et c’est ce qui constitue le grand défi à relever. L’objectif est de développer et réussir dans la complémentarité, le dialogue et l’efficacité des filières “professionnalisantes” au niveau de la licence et du master. La double volonté est de promouvoir une formation fondée à la fois sur la culture scientifique et sur un concept professionnalisant, alliant savoir et savoir-faire. En somme, une formation qui s’adapte aux mutations socioéconomiques et répond aux besoins de son environnement. Une formation polyvalente aidant l’étudiant à développer l’adaptabilité requise pour la vie professionnelle. Les programmes de formation requièrent l’intervention de nombreux professionnels et industriels. La formation sera donc alternée, en partenariat avec les acteurs socioéconomiques de la région pour l’organisation de stages ciblés au sein d’entreprises et introduits dans le cursus de l’étudiant. Des industries ont déjà été contactées comme la société Nestlé, la Somadir, Sonacar, Jlec et l’OCP. - Peut-on déjà faire une évaluation de ces filières?- L’université a procédé à l’ouverture de 12 filières, depuis seulement septembre 2003, dont 6 dans le domaine des lettres et des sciences humaines, 5 dans celui des sciences et une filière pour les sciences économiques et gestion. Actuellement, il serait prématuré de faire l’évaluation de ces filières, mais nous leur assurons un suivi continu selon un certain nombre de critères ciblés. L’absence d’une évaluation n’a cependant pas empêché l’apparition d’indicateurs positifs. Il a été enregistré une baisse sensible du taux d’absentéisme des étudiants et une hausse du taux de réussite. Ce sont donc des signes très encourageants qui augurent, d’ores et déjà, de l’efficacité d’un tel système sur le plan pédagogique.- L’université se structure pour accompagner les acteurs socioéconomiques…- La structuration de l’Université Chouaïb Doukkali est dans une phase très avancée. Elle constitue un autre volet du processus de mise en place de la réforme. L’université fait actuellement l’objet d’une restructuration dont l’objectif consiste à poser les premiers jalons d’une université autonome en mesure d’anticiper et d’accompagner le développement de la région. Toutes les forces vives de la région sont actuellement représentées au sein des structures de l’université (le président du Conseil régional, le président du Conseil provincial, les présidents des chambres professionnelles, des représentants de l’industrie…). Auxquelles s’ajouteront les représentants des composants de l’université elle-même. La réflexion porte actuellement sur l’organigramme dont seront dotés les établissements universitaires. - Mais pour une autonomie effective, il faut aussi parler financement?- Pour renforcer l’autonomie de l’université, il faut développer des actions qui contribuent à générer des ressources propres de l’université. On peut citer, par exemple, la formation continue payante, l’expertise des enseignants, les essais aux laboratoires ou encore des études scientifiques et techniques. Et comme exemples de formation continue en cours de mise en place, citons la formation diplômante en télécommunication, en anglais ou encore en techniques de communication. Toutes les formations proposées seront complémentaires aux formations continues offertes par l’OFPPT. - Pour générer des ressources, des coopérations et des partenariats?- Des conventions de partenariat et de coopération existent ou sont en train de se mettre en place. Avec les collectivités de la région, les services extérieurs, l’entreprise, les chambres professionnelles et des ONG. Des actions ciblées sont montées avec la province d’El Jadida. Les thèmes abordés portent sur l’étude des algues, des espèces animales et végétales de la région, l’étude des déchets solides ou encore le patrimoine de la région. Des coopérations internationales également. Plusieurs actions ont été menées ou sont en cours avec des établissements scientifiques et techniques en France, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie et Tunisie.


    Filières

    L’Université Chouaïb Doukkali s’apprête à mener des réflexions sur le montage de filières professionnelles dans des créneaux porteurs. Dans le domaine des sciences, l’agroalimentaire, l’agro-industrie, la gestion de l’environnement, les sciences de la mer, les techniques d’analyse et contrôle de la qualité, la géophysique, le génie civil, la science des sols, les sciences et techniques de l’eau, l’électronique appliquée, les technologies de l’information et de la communication. etc. Formation sur le tourisme aussi. C’est une filière en cours d’élaboration. L’objectif est de la monter en partenariat avec le ministère du Tourisme. Le but est de préparer des ressources humaines pour les besoins de la région, notamment pour le projet touristique de la station du plan national Azur, El Haouzia. Propos recueillis par Mohamed RAMDANI

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