×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    Mohammédia: Lydec va gérer l’éclairage public

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    . Ce sera pour une durée maximale de 6 mois. Après, la ville optera pour la gestion déléguée du secteur «Plusieurs quartiers de la ville de Mohammédia sont dans l’obscurité. L’éclairage n’est pas assuré comme il se doit dans les grands boulevards sans parler des quartiers périphériques qui sont dans le chaos». Qui pourrait témoigner mieux qu’un élu de la ville? Et l’élu du PJD de poursuivre que «la gestion directe par la commune s’est avérée un échec cuisant pendant trois décennies. Sans qu’on le veuille, on est amené à concéder ce secteur à la gestion privée». Mais avant de procéder à la gestion déléguée proprement dite, c’est la Lydec qui se charge de l’entretien de l’éclairage de la ville pour une durée de 3 mois, renouvelable une seule fois.Les élus ont voté la convention donnant à la Lyonnaise des eaux ce droit à la majorité de 18 voix contre 15. Seulement, la lecture de l’article 1er de la convention renseigne expressément que c’est la municipalité qui «demande à la Lydec, qui accepte, d’assumer la mission d’exploitation et de maintenance et d’installation du réseau de l’éclairage public situé sur toutes les voies de la commune». Ce qui est une invraisemblance. En attestent les débats trop serrés entre le conseil et la Lydec durant la cession d’octobre. Le représentant du concessionnaire casablancais a eu du mal à convaincre les élus. D’abord pour adopter «l’avenant complétant la convention de la gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement», sans lequel la Lydec ne pourrait nullement étendre sa compétence à l’éclairage public. Ensuite pour adopter le projet de convention lui-même. D’ailleurs la réponse du représentant de la Lydec aux questionnements des élus contrarie la formule de l’article 1er de la convention: « Si la ville de Mohammédia veut nous accorder la gestion de ce secteur, elle est la bienvenue. On ne lui impose rien». Quoi qu’il en soit, l’avenant ainsi que le projet de convention sont adoptés in extremis. En vertu de cette convention, la Lydec s’engage à fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement des installations de l’éclairage public. Ce qui est déjà une de ses obligations dans le cadre de la gestion déléguée des secteurs de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement. La remise à niveau et le remplacement éventuel de la logistique sont aussi une des missions du concessionnaire. Pour réussir l’engagement, la Lyonnaise des eaux «mobilisera l’expertise et les ressources humaines et matérielles nécessaires.Du côté de la commune, celle-ci est tenue de mettre à la disposition de la Lydec le personnel communal affecté au service de l’éclairage. La commune demeure l’employeur exclusif du personnel et en assume toutes les obligations légales (salaires, cotisations, avancement, …). Le concessionnaire dispose cependant de «la responsabilité du management» du service de l’éclairage : organisation, planification, gestion des équipes, proposition des avancements, etc.


    Economie

    La Lydec s’engage à réaliser des économies sur la dotation budgétaire, estimée à 12 millions de DH/an, affectée par la commune à la rubrique de l’éclairage public. Présentant les résultats de l’expérience de l’entreprise dans la gestion de l’éclairage à Casablanca, le représentant de la Lydec insiste sur une économie de 22 millions de DH que le concessionnaire a pu réaliser au profit de la ville. Rappelons que la ville de Mohammédia a chargé une entreprise privée de l’entretien de l’éclairage pour un montant de 2 millions de DH. Mais les résultats étaient peu probants selon le témoignage des élus. Ledit marché arrivera à terme fin décembre courant. Ali JAFRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc