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El Hoceïma: Le Quemado fermé

Par L'Economiste | Edition N°:1818 Le 23/07/2004 | Partager

. Une cinquantaine d’employés à la rue à cause d’une décision de retrait de licence d’alcool. L’Hôtel Mohammed V risque de subir le même sort . Le propriétaire crie “à l’arbitraire” et porte l’affaire devant la Justice Le Complexe touristique Quemado est fermé. C’est le propriétaire de cet établissement qui en a décidé ainsi. Qui l’eut cru. Abdellatif Abouhafs explique que “ce n’est pas de gaieté de cœur” qu’il a pris cette décision. “J’ai été contraint de fermer le Quemado parce que les clients ont annulé leurs réservations. Tout cela à cause d’une décision administrative injustifiée”, affirme-t-il. En effet, les autorités locales ont décidé de retirer au Complexe ainsi qu’à l’Hôtel Mohammed V, l’autorisation d’alcool. Or, indique Abouhafs, “cette décision n’est basée sur aucune raison juridique, de sécurité ou d’infraction à la loi sur les débits de boissons alcoolisées”. Il estime que “c’est une décision arbitraire destinée à lui faire baisser les bras et abandonner le complexe”. Mais Abouhafs est décidé d’aller jusqu’au bout. Il a déjà introduit un recours contre la wilaya d’El Hoceïma qui a pris cette décision pour “non-notification et non-justification d’une décision administrative” et “également pour refus de délivrer le PV signifiant la suspension de la licence”.Le Quemado fermé, l’Hôtel Mohammed V tournant au ralenti en pleine période de vacances, ce sont en tout 560 lits qui restent vides. Alors que l’on parle de la reconstruction de la région d’El Hoceïma et que le tourisme pourrait aider à cet effort, on trouve le moyen de paralyser l’une des plus prestigieuses réalisations touristiques de la région par une décision qui ne se justifie nullement. Par exemple, l’Hôtel Mohammed V dont la capacité a été portée par le nouveau propriétaire de 29 à 38 lits et trois suites, ne compte qu’une dizaine de clients. En pareille période, l’établissement affichait complet. Drôle de manière donc de vouloir encourager les investissements et aussi de dynamiser le tourisme. L’Hôtel Mohammed V avait été acquis par Abdellatif Abouhafs en 1999, suite à un appel d’offres. C’est Maroc Tourist qui le lui avait cédé ayant été le plus offrant. Aux termes du contrat de vente établi entre les deux parties, il est spécifié que “la société Maroc Tourist et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), vendent avec toutes les garanties ordinaires de fait et de droit à Abouhafs Abdellatif la totalité des propriétés appartenant à la Société Maroc Tourist avec le fonds de commerce qui s’y rattache, tel qu’il existe sans aucune exception ni réserve”. Abouhafs est ainsi devenu propriétaire des hôtels Quemado I et Mohammed V. Cependant, même s’il a réceptionné les deux hôtels, Abouhafs n’a pas pu, jusqu’à aujourd’hui, prendre jouissance d’une partie des vestiaires qui en dépendent, ceux-ci étant toujours “squattés” par le conseil municipal. Les malheurs d’Abouhafs n’allaient pas s’arrêter là. En effet, une haute personnalité a “promis” dans un discours tout ce qu’il y a d’officiel que “l’Etat allait reprendre les deux hôtels”. Cependant, la personnalité en question a oublié que le propriétaire a déjà enregistré à la Conservation foncière ses nouvelles propriétés, sans qu’il n’y ait ni réserve ni opposition. On se demande alors comment l’Etat va pouvoir reprendre possession des deux unités si ce n’est par expropriation. Seulement, un tel acte ne peut intervenir qu’en cas d’utilité publique. Or, on voit mal l’Etat devenir gestionnaire d’hôtels qu’il a lui-même décidé de privatiser.En attendant, les employés des deux hôtels sont au chômage, particulièrement les saisonniers parmi eux. Le propriétaire ne pouvait continuer à payer les salaires de 50 personnes alors que ses deux unités sont à l’arrêt. L’autorité provinciale doit prendre en considération leur sort et rendre aux deux hôtels leurs licences d’alcool avant la fin de la saison. Ce ne sera que justice rendue à un promoteur qui a transformé en unité de luxe deux établissements à l’état de délabrement. Jamal Eddine HERRADI

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