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Affaires

Casablanca: Les chauffeurs de poids lourd en grève

Par L'Economiste | Edition N°:1818 Le 23/07/2004 | Partager

. Ils ont organisé, jeudi, un sit-in à l’entrée n° 4 du port. Ils réclament la régularisation de leur situation matérielle et socialePlus d’une cinquantaine de chauffeurs de poids lourd opérant au port de Casablanca ont organisé, hier un sit-in, devant l’entrée n°4 du port. Les grévistes ont manifesté pour protester contre leurs conditions de travail. “Nous travaillons au moins 16 heures par jour pour un salaire de misère”, déclare un représentant syndical des chauffeurs. La grève de 14 heures pourra être reconduite si “aucune solution n’est trouvée”, ajoute-t-il.Les chauffeurs réclament, entre autres, la déclaration à la CNSS, le droit au repos hebdomadaire, le droit au congé annuel, l’assurance-maladie et également le bulletin de paie. “Nous ne sommes pas déclarés à la Caisse et nous ne pouvons même pas disposer d’un bulletin de paie”, affirme un chauffeur, qui a 30 ans de métier. “Je travaille 18 heures par jour pour 1.000 DH par semaine et je n’ai aucune protection sociale. J’ai déjà 54 ans et je me demande chaque jour si le patron ne va pas me dire de rentrer chez moi”, dit-il.De leur côté, transporteurs et propriétaires de poids lourd continuent à faire la sourde oreille. Le mouvement de grève entamé hier n’a en rien affecté le bon déroulement des opérations de chargement et de déchargement des marchandises dans le port. Les transporteurs ont, en effet, recruté des chauffeurs un peu partout. “Tu es en grève, alors donne-moi les papiers de mon camion”, dit un transporteur à son chauffeur. Ce dernier n’a pu que s’exécuter. “Je suis sûr que dès demain, il va me virer, même si je travaille pour lui depuis plus de dix ans”, dit le chauffeur sur un ton désemparé. “Mais je ne peux plus continuer comme ça et je suis décidé à aller avec mes collègues jusqu’au bout”, dit-il.Chauffeurs et propriétaires ont déjà eu à s’expliquer par le passé. Le mouvement des chauffeurs avait alors pris une telles que l’activité de transport s’en était trouvée paralysée. L’arbitrage du département de tutelle avait calmé les esprits et fait asseoir les deux parties à la table de négociations. Seulement, depuis plus de trois ans, les chauffeurs n’ont rien vu venir. «Ils ne sont ni déclarés à la CNSS ni payés régulièrement. Ils font plus de 14 heures de route par jour en moyenne. Ils réclament le droit à la dignité« J.E. HERRADI

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