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Economie

Ransomware, Skimming… La cybercriminalité en hausse au Maroc

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5923 Le 12/01/2021 | Partager
Des cas de cryptage de sites web et de bases de données en contrepartie de rançons
Plus de 300 affaires de harcèlement électronique chaque année
Le casse-tête des crypto-monnaies en l’absence de réglementation dédiée

Les crimes électroniques sont en hausse partout dans le monde, suite à la facilité d’accès aux moyens technologiques. Le Maroc ne déroge pas à cette règle, comme cela ressort des données du ministère public. Ces cybercrimes concernent deux grandes tendances, selon cette instance. Il s’agit d’un côté, des infractions touchant directement aux programmes électroniques, aux logiciels et aux données qui y sont logées. De l’autre, des crimes classiques, perpétrés via des moyens technologiques. Cela concerne notamment le chantage électronique, le harcèlement sexuel, la pédophilie, l’atteinte au droit à l’image et à la vie privée, l’apologie des crimes graves…

■ Les crypto-monnaies séduisent les Marocains

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Depuis quelques mois, la valeur du Bitcoin enregistre des niveaux records. Au Maroc, face à l’absence d’une réglementation régissant l’utilisation des crypto-monnaies, leur utilisation peut donner lieu à des poursuites. Selon le ministère public, cette tendance «est encore à ses débuts. Le nombre d’affaires enregistrées durant les 3 dernières années ne dépassent pas 20 dossiers, dont 13 en 2019». Au-delà de l’utilisation de ces monnaies virtuelles, ce qui inquiète cette institution est lié à l’enregistrement de cas d’acquisition de moyens de minage de crypto-monnaies, particulièrement du Bitcoin. Face à l’absence d’une réglementation, une réunion a été tenue entre la présidence du Parquet général et les institutions concernées, dont BAM, les ministères des Finances, de l’Intérieur, de l’Industrie, la DGSN, l’UTRF, l’Office des changes… Une commission a été mise en place au niveau de BAM, afin d’examiner ce dossier. Parallèlement, une étude a été lancée pour déterminer les leviers à activer pour assurer l’encadrement de ce type de pratiques, au niveau de la politique financière et pénale.

■ Chantage et harcèlement

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Depuis quelques années, plusieurs affaires de chantage électronique ont défrayé la chronique, dont certaines, actuellement en examen par la justice, impliquent des célébrités du monde de l’art. Pour la présidence du Parquet général, la hausse considérable de ce type d’affaires est liée notamment à la facilité d’exploitation des outils technologiques, aux grands montants générés par ces opérations, ainsi qu’au refus de plusieurs victimes de porter plainte, afin de se protéger de la diffamation.
Le ministère public trace le schéma suivi par la plupart des personnes impliquées dans ces affaires, en 5 étapes, allant de l’utilisation des réseaux sociaux, en passant par l’enregistrement de la victime dans des situations embarrassantes, jusqu’à la demande de montants à transférer via les sociétés de paiements, sous menace de publier des photos ou vidéos compromettantes. Depuis 2017, le Maroc enregistre 300 affaires de chantage ou de harcèlement électronique par an. Selon les données du ministère public, la circonscription de Khouribga arrive en tête, avec une centaine de dossiers chaque année. Pour ce qui est des atteintes à la vie privée et au droit à l’image, l’application de la nouvelle loi a permis au Parquet de lancer 241 poursuites, qui se sont soldées par des emprisonnements de 5 mois à 2 ans d’emprisonnement. Les données du Parquet général montrent une évolution préoccupante de ce type de crime d’année en année. Le nombre des dossiers soumis à la justice est passé de 34 en 2017, à 70 en 2018 puis à 137 en 2019.

■ Rançon électronique

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Face à l’augmentation du nombre de ces nouvelles manifestations de la criminalité, le ministère public assure «un suivi de l’évolution de ces crimes», et mise sur «le renforcement des capacités des magistrats pour le traitement de ces dossiers». Dans les détails, la présidence du Parquet général fait état de la hausse des cas d’utilisation de certaines nouvelles technologies, notamment pour le cryptage des sites électroniques et des bases de données. Ce type d’opérations avait fait ravage en Europe et aux Etats-Unis, il y a quelques années. Les pirates réclamant souvent des rançons pour permettre à leurs victimes de récupérer l’accès à leurs données. Au Maroc, deux opérations de «Ransomware» ont été enregistrées en 2019, selon les données du Parquet général.
L’une d’entre elles a porté sur le cryptage du site web d’une institution nationale, et l’autre a concerné le cryptage des bases de données d’une entreprise à Casablanca, fait-on savoir. Le suivi de l’évolution des crimes basés sur l’exploitation des outils technologiques a également concerné des cas de fraude aux moyens de paiement. Le ministère public a enregistré une série de cas de piratage des cartes bancaires via la technologie «Skimming». Celle-ci est effectuée en installant un scanner au niveau des guichets bancaires (GAB), afin de détecter les données de la carte, ainsi qu’une mini-caméra, permettant de repérer le mot de passe introduit par la victime. Pour l’instant, ce type de crime reste encore limité, est-il indiqué.

M.A.M.

 

 

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