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Economie

Industrie automobile: Les capitaux nationaux ne se bousculent pas

Par Amin RBOUB | Edition N°:5824 Le 17/08/2020 | Partager
Forte prédominance de fonds étrangers et fuite de dividendes
Prochain challenge, la voiture électrique

Montée en valeur ajoutée, taux d'intégration locale, taille critique, diversification des investissements, montée en compétences et en technologie, intelligence artificielle, négocier le virage de l'électrique et de la voiture autonome... Ce sont là autant de défis que devra relever l'industrie automobile marocaine dans les années à venir.

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Le secteur revendique une capacité installée de 700.000 véhicules. Avec l’arrivée de PSA, l’intégration locale est montée à plus de 60%. C’est aussi l’une des filières les plus pourvoyeuses d’emplois (plus de 180.000 postes) (Ph. Bziouat)

Selon Driss Benhima, ancien ministre et grand commis de l'Etat, «les industries relocalisées au Maroc, notamment dans l'automobile et l'aéronautique, seront les premières à adopter la robotisation dans un avenir assez proche.

«Aujourd'hui, les usines marocaines ne sont pas à la pointe de la technologie mondiale. Certes, l'on produit de très bonnes voitures au Maroc, mais nous n'avons pas encore de véhicules électriques, pas de véhicules hybrides ni des voitures autonomes... C'est là une menace pour les emplois à brève échéance», relève l'expert Driss Benhima.

«Mais force est de constater, les IDE resteront toujours le principal vecteur de partage et de transfert de la technologie. C'est aussi la meilleure approche pour pénétrer les chaînes de valeur mondiales», déduit l'économiste senior résident du Policy Center, Abdelaziz Aït Ali.

Toutefois, nuance l'expert, «une fois la vitesse de croisière du secteur atteinte, l'entrepreneur national serait amené à prendre le relais et à se positionner au coeur de cette industrie automobile, à consolider sa présence dans les activités de sous-traitance de premier et second rangs et constituer ainsi un maillon fort de la croissance pérenne pour l'économie marocaine».

Pour y arriver, les analystes du Policy Center recommandent de concevoir des politiques industrielles davantage centrées sur les capitaux nationaux. Ces futurs champions pourront à terme accompagner les pouvoirs publics afin de promouvoir l'attractivité du pays aux yeux des investisseurs étrangers.

Le secteur de l'industrie automobile s'est érigé ces 6 dernières années en locomotive de croissance des exportations du made in Maroc. Il s'est positionné à la tête des secteurs exportateurs, loin devant l'agro-industrie ou encore les phosphates et dérivés.

Plus encore, ce secteur reste l’un des plus dynamiques de l’industrie made in Maroc en termes de chiffre d’affaires, de volumes à l’export et surtout d’employabilité… Il s’agit là du premier secteur exportateur du Maroc, (plus de 80 milliards de DH contre 20 milliards en 2012).  Plus encore, l’intégration locale y est des plus élevées (plus de 60% en 2019 contre 28% en 2012).

C’est aussi l’une des filières les plus pourvoyeuses d’emplois (180.000 salariés en 2019 contre 40.000 postes en 2012). Autre indicateur, la capacité de production installée au Maroc est de 700.000 véhicules. L'objectif est de monter rapidement à 1 million d'unités.

A.R.

                                                           

La quête d’une nouvelle génération d’investisseurs

Selon le Policy Center for the New South, la prépondérance du capital étranger dans le secteur pousse à réfléchir à l’émergence d’une nouvelle génération d’investisseurs marocains, une nouvelle classe d’entrepreneurs nationaux capables de capitaliser sur le transfert de know how, de s’approprier la connaissance, de négocier le virage technologique ou encore pénétrer et anticiper des niches dans l’automobile. Aujourd’hui, il est fondamental d’intégrer la dimension de la nationalité de l’actionnariat dans le secteur pour pérenniser les investissements et capitaliser sur la valeur ajoutée. Autrement, les IDE risquent de repartir ailleurs et laisser s’effondrer tout un écosystème avec ses 180.000 emplois et autant de ménages qui gravitent tout autour.

 

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