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Economie

Budget: La chasse aux économies démarre

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5797 Le 06/07/2020 | Partager
Santé, Sécurité et Enseignement, seuls autorisés à recruter
Priorité aux investissements engagés et dûment financés

Nouvelles directives du chef de gouvernement aux ministères, entreprises et établissements publics. La circulaire sur la programmation budgétaire triennale (2021-2023) les invite à tenir compte des conséquences économiques de la pandémie du Covid-19. Un tour de vis à certaines dépenses est exigé en particulier, celles liées au fonctionnement devraient se limiter aux priorités et aux urgences.

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Durant la période 2009-2019, 241.124 postes budgétaires ont été créés. A cela s'ajoutent 70.000 dans les Aref

Le fonctionnement de l'administration a toujours mobilisé des budgets conséquents: 205 milliards de DH en 2019 et 213,43 milliards prévus dans la loi de finances 2020, soit une hausse de 4%. Il faudra attendre la loi de finances rectificative pour voir s'il sera maintenu au même niveau ou réduit. En tout cas, les dépenses de fonctionnement sont majoritairement constituées de charges de salaires et charges sociales (plus de 60%), un poste difficilement compressible.

Les ministères et les établissements publics sont tenus d'infléchir la courbe de progression des dépenses de matériel et du personnel. Une opération qui s'avère délicate à moins de geler les avancements et de stopper tout recrutement. La directive du chef de gouvernement gèle les recrutements sauf pour les départements de la Santé, de l'Education, de l'Intérieur, la Défense nationale et tout ce qui est lié à la sécurité.

Au cours des dix dernières années, la priorité a toujours été accordée aux départements sociaux et de sécurité. Entre 2009-2019, 241.124 postes budgétaires ont été créés. Un effectif auquel il faut ajouter 70.000 postes au niveau des Académies régionales de l'éducation et de la formation (Aref).

L'Education et l'Enseignement supérieur, l'Intérieur et la Santé ont concentré 71% de ces postes. Il faut dire aussi que c'est dans ces secteurs que les départs à la retraite ont été les plus nombreux. Une tendance qui se maintiendra jusqu'en 2024.

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Sur la période 2019-2024, 40.414 départs sont prévus au niveau du département de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur. Ce qui représente 14,74% de l'effectif

La circulaire du chef de gouvernement traite aussi de l'investissement et de la nécessité de procéder par priorisation.  Chaque année, un volume important d'investissement est annoncé pour des taux de réalisation en amélioration pour le budget général (- de 70% en 2017) mais qui évolue en dents de scie pour les établissements publics.

Pour cette année, 101 milliards de DH sont prévus par les entreprises et établissements publics et 78,2 milliards au titre du budget général. La priorité devrait être accordée  aux projets en cours, particulièrement ceux ayant fait l'objet de conventions signées devant le Souverain et ceux bénéficiant de financements. Les partenariats public-privé sont encouragés ainsi que le recours à de nouveaux mécanismes de financement.

L'investissement des entreprises publiques, comme celui du budget général, est scruté de près par le monde des affaires. Il joue un rôle de locomotive même si l'effort a été souvent fragilisé par les délais de paiement.

Khadija MASMOUDI

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