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Coronavirus - IS: Et si l'on décalait l'échéance de fin mars!

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5721 Le 18/03/2020 | Partager
Les conseils proposent le report des déclarations à juin
Plusieurs cabinets fermés par précaution

Les praticiens ont demandé à maintes reprises le réaménagement de l’échéancier fiscal. Mais avec la crise du coronavirus, la requête devient une urgence. Taoufik Kamil, président du groupe parlementaire RNI, et Mohamed Aboudrar, élu PAM à la Chambre des représentants, viennent de saisir le ministre des Finances dans ce sens.

En plus des contraintes générées par la préparation des bilans, l’épidémie et les mesures de prévention compliquent la tâche des professionnels. «Plusieurs cabinets ont décidé de fermer parce que leurs collaborateurs sont obligés de rester avec leurs enfants à la maison.

Pour les structures ouvertes, il est devenu difficile d’organiser des séances de travail avec les clients pour valider les déclarations, soit parce qu’ils sont bloqués à l’étranger, soit parce qu’ils limitent leurs déplacements», déclare Mohamadi El Yacoubi, président de l’Organisation professionnelle des comptables agréés.

Les précautions  préconisées par les pouvoirs publics poussent certains collaborateurs à refuser les documents papier émanant de leurs clients pour éviter d’être contaminés. C’est la même attitude adoptée par la majorité des administrations qui limitent au maximum les déplacements des usagers. Or, certaines formalités n’ont pas encore été totalement digitalisées.

«Il est difficile de convaincre une personne qui a peur d’être contaminée par le coronavirus de continuer de travailler comme dans un contexte normal», souligne Brahim Bahmad, président du Conseil des fiscalistes du Maroc. Les conditions de travail des professionnels des chiffres, à l’instar de la plupart des domaines, ne permettent donc plus d’effectuer correctement les diligences relatives aux déclarations fiscales.

«En plus des difficultés pour finaliser les états de synthèse, il faut signaler également que cela remet en cause même la qualité de l’information financière fournie à l’administration fiscale», prévient un conseil. «Dans ces conditions, qui doit assumer la responsabilité en cas d’incohérence?» s’interroge Mbarek Naoumi, expert-comptable.

Autant de raisons qui poussent les professionnels à demander un report des échéances prévues d’ici le 31 mars. Il s’agit de la déclaration et du paiement du reliquat de l’IS au titre de l’exercice 2019, de l’acompte de l’IS du premier trimestre 2020, de l’IR sur salaires et de la TVA. En raison du manque de visibilité, les praticiens proposent que le délai soit repoussé au mois de juin prochain, avec l’espoir que la situation revienne à la normale d’ici là.

                                                                                   

Prioriser ses règlements

Si le dépôt des déclarations d’impôts dans les délais pose problème, le paiement est un cauchemar pour la plupart des contribuables. En effet, en plus du chômage forcé de certaines activités et des difficultés de paiement tant au Maroc que de la part des clients à l’étranger, les conséquences seront dramatiques pour la trésorerie des entreprises.

«Comment peut-on convaincre un contribuable de payer ses impôts alors qu’il sait qu’il n’aura aucune recette au cours des prochaines semaines, voire prochains mois?» confie Bahmad. L’échéance du mois de mars correspond à la «haute saison» pour le Trésor sur le plan des recettes. Mais sans aller jusqu’à demander un moratoire sur les impôts, l’expert-comptable propose que les contribuables s’acquittent uniquement du reliquat pour permettre de financer les services de l’Etat.

D’autres conseillent à leurs clients de prioriser leurs dépenses. La plupart des professionnels recommandent à leurs clients de verser en priorité un salaire minimum à leurs employés en chômage forcé afin de leur permettre de vivre de manière décente. «Je conseille à mes clients d’entrer en contact avec leurs fournisseurs et leur banque afin de leur expliquer la situation et renégocier leurs échéances», déclare El Mehdi Fakir, expert-comptable.

Hassan EL ARIF

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