×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Ressources hydriques: L’Oriental serre la vis

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5505 Le 29/04/2019 | Partager
    Un road show régional pour sensibiliser à l’économie d’eau, mais aussi sanctionner
    Une brigade pour interdire le creusage des puits et le prélèvement de l’eau des rivières sans autorisation
    Tous les ans, le bassin de la Moulouya baisse de 6 %
    ressources_hydriques_005.jpg

    Malgré la baisse en apports pluviométriques, le taux de remplissage des barrages est en mesure de couvrir les besoins de la région pour cet été et préparer la prochaine saison agricole

    L’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya (ABHM) vient de lancer un road show régional pour sensibiliser sur l’optimisation de la gestion des ressources en eau. Un périple qui la conduira dans les provinces de l’Oriental à la rencontre des agriculteurs principalement et des usagers de l’eau en général.

    Des actions menées en collaboration avec l’Office régional de la mise en valeur agricole de la Moulouya (Ormvam), l’Agence belge de développement et les autorités locales. Le but est d’alerter sur la problématique de la surexploitation des ressources en eau tout en mettant en relief les dispositions relatives au contrôle du domaine public hydraulique.

    Au programme également de ces journées, des exposés sur les dispositions de la loi 36-15 sur l’eau et le rôle de la police des eaux dans le contrôle du domaine public hydraulique, ainsi que la gestion des périmètres irrigués et des eaux souterraines.

    Ces rencontres de sensibilisation font écho aux nouvelles orientations du département de l’eau mettant l’accent sur la nécessité d’assurer un meilleur approvisionnement dans les zones qui en ont besoin. C’est également pour assurer un meilleur accompagnement des unités agroindustrielles, industrielles, touristiques et périmètres irrigués.

    La dynamique générée par l’ensemble de ces unités a doublé les besoins de la région en eau potable et d’irrigation et nécessite une nouvelle approche d’exploitation des ressources. Pour le moment, le taux de remplissage des barrages de la région n’est pas alarmant malgré une saison pluviométrique en dessous de la moyenne.

    «Toutefois il est temps de sensibiliser l’ensemble des exploitants de cette ressource à la nécessité de l’économiser et de la protéger» précise Boubker El Houadi, directeur de l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya (ABHM).

    À cause des changements climatiques l’apport en eau du bassin hydraulique de la Moulouya connaît une baisse de 6% par an. Un déficit qui pourrait avoir un impact négatif sur le développement socioéconomique si les démarches préventives ne sont pas actionnées.

    Pour y parvenir, l’ABHM ne compte pas seulement sur la sensibilisation mais aussi sur la dissuasion. C’est la tâche à laquelle s’attelle sa brigade chargée de la protection de cette ressource et l’interdiction de tout empiètement sur le domaine public hydraulique, tel le creusage des puits et le prélèvement de l’eau des rivières sans autorisation.

    Cette brigade opère en collaboration avec les brigades des ministères de la Santé, l’Agriculture, la gendarmerie royale et celle de l’environnement. L’objectif est de mettre sur les rails des brigades provinciales pour veiller à une meilleure exploitation de l’eau.

    Ce que préconise la loi 36-15 relative à l’eau

    C’est une loi qui fixe les règles d’une gestion intégrée, décentralisée et participative des ressources en eau. Le but est de garantir le droit des citoyennes et des citoyens et de faciliter l’accès à l’eau. L’utilisation rationnelle et durable avec une meilleure valorisation quantitative et qualitative de l’eau, des milieux aquatiques et du domaine public hydraulique, est aussi au centre de cette loi. S’y ajoutent les dispositions et les règles de prévention des risques liés à l’eau pour assurer la protection et la sécurité des personnes, des biens et de l’environnement.
    Par ailleurs, cette règlementation met en place les outils de planification de l’eau ; y compris les eaux usées, les eaux de mer dessalées pour accroître le potentiel hydrique national en tenant compte des changements climatiques afin de s’y adapter.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc