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Régions

Marrakech, 1re escale de la caravane emploi et métier

Par Joséphine ADAM | Edition N°:5505 Le 29/04/2019 | Partager
Pour cette édition, sélection en amont de candidats pour les entreprises
Les profils avec une première expérience plus prisés par les employeurs
Focus sur l’employabilité des réfugiés au Maroc
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La caravane emploi et métier 2019 a dressé un profil type de ses visiteurs. Ils sont surtout de jeunes diplômés (41%), essentiellement de niveau Bac+2 et 3, issus des facultés publiques pour 34% d’entre eux

Pour sa première étape, la caravane emploi et métier 2019, co-organisée par Novojob et Amaljob, a choisi Marrakech. Jeudi dernier, l’évènement a réuni des recruteurs, des candidats, des formateurs… pour une journée de rencontres et d’informations.

«Nous avons, en amont, opéré une sélection des meilleurs profils en fonction des besoins communiqués par les entreprises», explique Karima Hammoucha, directrice commerciale chez Novojob. C’est ainsi que certains candidats se présentaient directement aux représentants de l’entreprise Majorel, venue avec ses objectifs de recrutement, ou Ménara Holding qui a, elle aussi, des besoins bien spécifiques. D’autres ont également profité des ateliers de techniques de recherche d’emploi, de correction de CV et de lettres de motivation, animés par les coachs de l’EFE, la Fondation marocaine de l’éducation pour l’emploi.

«L’intérêt de cette caravane est aussi de repérer des candidats qui ont passé de nombreux entretiens sans pouvoir décrocher une promesse d’embauche. Ils sont alors dirigés vers l’EFE qui creuse et décortique le CV et la personnalité du candidat, afin de corriger les lacunes et lui donner les clés pour mieux se mettre en valeur», continue Hammoucha. Car le constat est clair, les entreprises peinent à recruter les jeunes fraîchement diplômés, préférant nettement ceux qui ont au minimum 2 ans d’expérience professionnelle.

Parmi les recruteurs et formateurs, un espace était réservé à une thématique bien spécifique, celle de l’employabilité des réfugiés au Maroc. Ce programme, mis en place en 2007 conjointement par le HCR, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, et l’Association marocaine d’appui pour la petite entreprise (Amappe), leur propose un accès à la formation professionnelle, un accompagnement à la création de microprojets et l’accès à l’emploi formel. L’insertion économique étant un facteur déterminant pour l’intégration des réfugiés dans la société d’accueil. Ils étaient une cinquantaine à prendre part à cette caravane à Marrakech.

«L’occasion de faire des bilans de compétence et aussi de sensibiliser les entreprises à ces nouveaux profils sur le marché de l’emploi», explique Naima Elghazoui, conseillère en emploi à l’Amappe. «Il s’agit aussi de déconstruire l’idée reçue que les réfugiés sont à la fois instables et sous formés.

C’est un travail progressif de sensibilisation. Certaines entreprises ont bien compris l’intérêt d’embaucher ces candidats dans leurs projets d’implantation en Afrique, ajoute Adélie Breil, chargée d’intégration locale au sein de l’UNHCR. Des contacts «gagnant-gagnant» qui se sont tissés tout au long de cette première étape nationale de la caravane.

J.A.

 

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