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    Régions

    Oriental: Des bassins de rétention pour sauver le cheptel

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:5327 Le 02/08/2018 | Partager
    Assurer un breuvage permanent à plus de 1,5 million de têtes
    La réalisation de 100 points d’eau à terme
    Aider les transhumants à se sédentariser sur des espaces réduits
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    Sur les 100 bassins de collecte des eaux pluviales programmés, 21 sont déjà opérationnels et assurent une eau permanente aux différents troupeaux de Chebket Khounag. Trois autres sont en phase de construction comme celui de Chaâb Ain Chair (Ph. AK)

    L’Oriental rationalise l’exploitation de ses ressources hydriques et lance un vaste programme de récupération des eaux pluviales et de crues. 24 bassins de rétention (dont 21 achevés) assurent l’eau de breuvage à plus de  200.000 têtes de cheptel au niveau des communes de Maatarka, Tandrara, Bni Oukil et Ain Chair (province de Figuig).

    Au total 100 bassins de collecte des eaux de ruissellement saisonniers, seront réalisés au niveau des provinces de Figuig, Jerada, Taourirt et Guercif à l’horizon 2021. In fine, assurer le breuvage permanent à plus de 1,5 million de caprins, bovins et camelins. Les eaux mobilisées contribueront, par ailleurs, au développement des pâturages, la préservation des eaux souterraines, la protection contre les inondations et la lutte contre la désertification.

    «Il suffit d’une ou deux averses orageuses pour que ces petits barrages (capacité de stockage oscillant entre 40.000 m3 et 60.000 m3) répondent aux besoins des nomades transhumants et pastoraux le long d’une année et améliorent leurs revenus», assure Boubker El Haoudi, directeur de l’Agence du bassin hydraulique de la Moulouya.

    L’économie de la région qui repose essentiellement sur l’élevage au niveau des hauts plateaux a besoin de ce type d’action à impact direct sur le quotidien de la population. Quatre provinces, sur les huit qui constituent la région, sont tributaires de la régularité de l’approvisionnement en eau pour un bétail réputé pour la qualité de sa viande (race Bni guil).

    «Les eaux récupérées sont en mesure de garantir à la population locale de nouvelles possibilités d’utilisation de l’eau pour les activités de pâturage et contribuera à un développement équilibré de leurs territoires», souligne Abdenbi Bioui, président du Conseil régional de l’Oriental (CRO).

    Outre son impact direct sur le rendement des éleveurs, la réalisation de ces infrastructures est nécessaire à la gestion et au contrôle des eaux de ruissellement comme elle assure une exploitation rationnelle des ressources hydriques susceptibles de pallier le déficit accusé au niveau de la région.

    Compte tenu des impacts positifs observés sur le cheptel, le Secrétariat d’état chargé de l’eau compte généraliser cette expérience pilote sur l’ensemble du territoire national, notamment au niveau des régions de Boulemane, Assa-zag et Smara qui se sont montrées demandeuses.

    Fruit d’un partenariat entre le CRO et le Secrétariat d’état chargé de l’eau, la réalisation de ces points d’eau est un exemple à dupliquer en matière de bonne gestion. La réalisation des 100 points d’eau ne nécessitera que 200 millions de DH mais engagera les deux partenaires à assurer les engins de travaux (pelles équipées de marteaux brises roches, niveleuses, chargeurs, compacteurs, camions citernes d’eau et de carburant, bulldozer, tractopelle, porte-char, groupes électrogènes, bungalows), le carburant indispensable et le salaire des 51 ouvriers assurant les travaux.

    Ceci dit, plusieurs bergers de Bni Amar et Bni yassine, confirment que ces points de retenue d’eau sont importants et soulagent le calvaire des nomades obligés de faire des dizaines de kilomètres pour s’approvisionner en eau. Il est impératif de les généraliser au plus vite pour aider les transhumants à se sédentariser sur des espaces réduits.

    Une centaine de communes ciblées

    La réalisation des points de rétention d’eau pluviale fait partie d’un vaste programme intégré d’approvisionnement en eau des huit provinces de la région, pour lequel 1,86 milliard de DH a été débloqué. Plusieurs partenaires sont engagés pour couvrir toutes les communes de la région en quantités suffisantes d’eau potable et eau de breuvage. Cette convention cadre couvre la période 2017-2020 et repose sur la mobilisation des ressources en eau par la construction de deux barrages, l’alimentation en eau potable des communes rurales, le développement des zones pastorales, la création de points d’eau, l’assainissement liquide, la protection de l’environnement en milieu rural, la protection contre les inondations, la sauvegarde de l’environnement et des nappes phréatiques.

    De notre correspondant permanent, Ali KHARROUBI

     

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