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    Economie

    Brexit: Les scenarii de la deuxième mi-temps

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4981 Le 15/03/2017 | Partager
    Londres a promis une coupure nette avec Bruxelles
    Sortie du marché unique et limitation de l’immigration européenne
    De longues négociations en perspective
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    Le Parlement britannique a validé le déclenchement du Brexit. La Première ministre Theresa May peut lancer la procédure avant la fin du mois de mars, date-butoir qu’elle s’est fixée. Elle devait adresser, hier mardi, un discours à la Chambre des communes. Une nouvelle donne: la demande de référendum d’indépendance de l’Ecosse. Ces annonces interfèrent avec les élections aux Pays-Bas ce mercredi et les célébrations du 60e anniversaire du Traité de Rome, le 25 mars.

    Pour rappel, le Royaume-Uni a lancé un nouveau fonds pour la région. «Le Fonds bonne gouvernance pour l’Afrique du Nord» investira 200 millions de livres sterling pour aider ces pays à consolider leurs structures démocratiques et leurs économies. Au Maroc, cela inclut un programme de soutien au Parlement, aux médias, à l’économie et dans le domaine sécuritaire.
    Voici les prochaines étapes:
    ■ Longues procédures: Theresa May va activer l’article 50 du traité de Lisbonne marquant la rupture avant la fin du mois de mars. Les deux parties disposeront ensuite de deux années pour boucler les négociations de sortie. Les discussions ne commenceront sans doute pas avant deux mois. Le temps que la Commission européenne mette au point son plan détaillé de négociations. Pour le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, un «accord devrait être trouvé avant octobre 2018, pour que la procédure soit achevée dans les temps». Cela ne laisse pas plus de 15 ou 16 mois de discussions. Les dirigeants des 27 autres Etats membres pourraient se réunir le 6 avril pour un sommet. Objectif: définir des lignes directrices des négociations à venir.
    ■ Accord de transition: L’article 50 porte uniquement sur le divorce entre le Royaume-Uni et l’UE. Leurs relations futures, notamment commerciales, mais aussi en matière judiciaire, devront faire l’objet d’autres négociations qui pourraient prendre de longues années. D’où l’idée d’un accord de transition qui permettrait d’éviter une sortie trop rude, en particulier pour les entreprises, en attendant l’accord définitif.
    ■ Un Brexit «dur»: En dévoilant sa vision à la mi-janvier, la dirigeante britannique avait préconisé une rupture «claire et nette» et un Brexit «dur». Le Royaume-Uni sortira du marché unique, mais aussi de la Cour européenne de justice. Elle ambitionne toutefois de garder «l’accès le plus large possible» au marché unique, grâce à un nouvel accord de libre-échange.  Theresa May cherchera dans le même temps à garantir les droits des Britanniques qui vivent dans des pays de l’UE. Le sort des citoyens européens déjà présents au Royaume-Uni servira de «monnaie d’échange».
    ■ Le rôle du Parlement: Il sera consulté sur l’accord issu des négociations avec Bruxelles avant sa conclusion. Mais il n’aura pas le pouvoir de changer le texte. S’il n’est pas d’accord avec le résultat des négociations, alors la sortie de l’UE se fera sans accord. Donc dans des conditions moins favorables que celles négociées.
    ■ La facture sera «salée»: Bruxelles pourrait exiger des Britanniques jusqu’à 60 milliards d’euros, selon des sources européennes. Un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget européen. Un récent rapport des Lords a fait valoir que le «pays n’était pas légalement obligé de régler cette facture, surtout en l’absence d’un accord commercial». Mais une telle position reviendrait à une déclaration de guerre à l’UE!

    L’Ecosse réclame un référendum

    NICOLA Sturgeon compte demander un nouveau référendum d’indépendance, faisant planer une menace d’éclatement du Royaume-Uni.
    La Première ministre écossaise souhaite un référendum fin 2018 ou début 2019. Elle demanderait la semaine prochaine au Parlement écossais l’autorisation de réclamer l’accord du gouvernement britannique pour lancer la procédure. Les Écossais avaient majoritairement voté contre le Brexit. A Bruxelles, la Commission européenne a confirmé qu’une Ecosse indépendante devrait poser sa candidature pour intégrer l’Union européenne.

     

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