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    MPO: Fixez les bons objectifs pour réussir

    Par Karim Agoumi | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    Choisir des buts réalisables et temporels avant tout
    Plan d’action, bilan des compétences, suivi régulier… La démarche à suivre
    Mettre à la disposition des troupes les moyens nécessaires… essentiels!
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    Depuis plusieurs années, le management classique dit «par tâches» a progressivement laissé place à un autre mode de gestion des employés et de l’entreprise plus efficace et plus épanouissant. Le management par objectifs (MPO), c’est son nom, consiste comme son nom l’indique à définir l’objectif final que l’on souhaite atteindre à travers un travail, une mission ou encore un projet. Pour réussir ce tour de force, le manager doit avant tout mettre sur pied un véritable plan d’action réfléchi et reposant sur un bilan des compétences. Il devra également sélectionner avec précision les buts à atteindre et donner à l’employé tous les moyens de les réaliser. Explications.
    Pour que l’application du MPO en entreprise soit un succès, le dirigeant doit en premier lieu apprendre à bien sélectionner les différents objectifs, nous explique Ali Serhani, consultant en recrutement et en management. Ceux-ci doivent avant tout être réalisables, poursuit le spécialiste, autrement dit réalistes et fixés selon le contexte économique, la situation financière de l’entreprise ou encore sa politique commerciale. Trop conséquents ou mal adaptés, ils peuvent en effet représenter une réelle source de motivation pour les troupes, ce qui implique qu’une négociation avec l’employeur est cruciale et vivement conseillée. Les objectifs choisis doivent également être spécifiques, ce qui signifie qu’ils doivent être formulés avec une grande précision et sans laisser place à la moindre ambiguïté. Enfin, les buts à atteindre doivent être temporels, autrement dit suivre des délais et des dates bien déterminés et représenter une certaine quantité en fonction d’une ligne de temps. Un moyen d’économiser l’énergie des employés mais également de «distiller» une pression auprès des salariés pour améliorer leur productivité. Une fois les objectifs soigneusement sélectionnés, il est conseillé pour le manager d’élaborer un plan d’action qui précisera l’ensemble des tâches à réaliser et sera effectué en collaboration avec les employés concernés. Celui-ci devra par ailleurs être réalisable et en aucun cas surréaliste, précise Serhani. En troisième lieu, il est indispensable de dresser un bilan des compétences nécessaires à la réalisation de chaque étape du plan d’action. Un moyen de renforcer les performances des employés ou encore de pallier un manque de moyens matériels.

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    Ce type de bilan doit être effectué près de six mois à l’avance car il est suivi d’une longue période d’observation nécessaire à sa réussite. Enfin, la dernière étape à suivre consiste en un suivi régulier permettant d’informer les dirigeants de l’avancée du travail de leurs troupes, précise Serhani. Ceci est d’autant plus valable dans le contexte actuel où les reportings réguliers sont la règle, notamment dans les multinationales, explique le spécialiste.
    Pour réussir ce type de management, il faut éviter de tomber dans certains travers. Le premier piège à éviter est de fixer des buts inatteignables pour les salariés, nous apprend Serhani. «Les dirigeants doivent éviter de demander l’escalade de l’Everest en un jour à leurs troupes», confie ainsi le spécialiste en management. L’entreprise doit également mettre à disposition de ses employés les moyens techniques nécessaires pour réaliser leurs objectifs, ajoute l’expert.
    Une démarche managériale particulièrement épanouissante et bénéfique pour le salarié. Le MPO fait tout d’abord participer le salarié à l’élaboration de son travail. Celui-ci s’implique ainsi davantage dans ses tâches et communique plus avec son manager qui devient son allié plutôt que son chef. Les troupes en deviennent alors clairement plus responsables, ce qui influe sur leur motivation et donc sur leur productivité.
    Le MPO n’est cependant pas exempt de défauts. Le modèle nécessite en effet un degré d’anticipation et de prévisibilité du marché qui n’est pas forcément réalisable. Par ailleurs, diviser les objectifs peut dans certains cas favoriser les rivalités des collaborateurs. Enfin, le processus consomme du temps comparé à un mode de gestion «classique».

    Un mode de gestion très prisé au Maroc

    Le management par objectifs est particulièrement adopté par les entreprises marocaines, précise Ali Serhani, consultant en recrutement et en management. «Beaucoup d’entreprises pratiquent cette méthode, même si son application peut varier suivant les cas», souligne l’expert. Ce mode managérial est aussi bien exercé dans les entreprises structurées que dans les entreprises familiales à l’ancienne, sauf que pour ces dernières les consignes et les plans ne sont pas formulés par écrit mais plutôt oralement.

     

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