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    Législatives 2016

    Oriental: Entre jeunes loups et vieux briscards

    Par Ali KHARROUBI | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    L'exercice politique ne décourage pas les anciens qui n'hésitent pas à se représenter
    De jeunes profils pétris de bonnes intentions pour une nouvelle dynamique économique

    ■ Omar Hejira: Jamais deux sans trois

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    L’actuel président de la commune d’Oujda et député d’Oujda se présente pour la 4e fois aux législatives. Sa première expérience en 2002 a été ponctuée par un échec avant de remporter haut la main l’un des sièges parlementaires réservés à Oujda en 2007. Réélu en 2011 il espère récidiver cette fois-ci. Hejira a débuté tôt la politique comme président de la «Chabiba Madrassia» de son parti avant de créer en 1981 le premier bureau de l’Union générale des étudiants marocains en Pologne suivi du 1er bureau de l’Alliance des pharmaciens de l’Istiqlal au Maroc.  Membre du bureau national du PI pour la 3e fois et membre du conseil central. Il est à la tête du conseil communal d’Oujda pour la 2e fois consécutive, membre de la commission des affaires sociales et de la santé et membre du conseil parlementaire de l’Europe depuis 2010 (comme représentant du parlement marocain).
    Le secret de cette longévité politique, explique Hejira, réside dans sa proximité auprès des personnes qui l’ont élu et son engagement pour faire aboutir les projets structurants de la ville. Une préoccupation qui a failli lui coûter cher puisque il a omis l’organisation interne de son parti. «On a mal géré nos rapports avec nos bases électorales pour un certain temps car on s’est exclusivement consacré à travailler la ville mais depuis une année je renforce la présence du parti dans tous les quartiers de la ville. On a compris qu’il faut répondre aux attentes des habitants d’Oujda tout en veillant sur l’unité du parti et en renforçant sa cohésion interne», confie-t-il à L’Economiste.     

    ■ Lakhdar Haddouch: Une machine électorale

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    A 62 ans Lakhdar Haddouch, (homme d’affaires et entrepreneur) se présentera sous les couleurs du parti de la rose (USFP). Il a débuté en politique en 1997 comme membre du conseil communal de la circonscription Oued Ennachef Sidi Maâfa avant d’être élu président de ladite commune de 2000 à 2003. Il présidera également la commune urbaine d’Oujda de 2003 à 2009. En parallèle, il a été élu deux fois comme parlementaire de la ville en 2002 et en 2007. Son passage à la commune lui a permis de mener campagne auprès des habitants des quartiers périphériques. C’est son fief électoral, et c’est dans ces quartiers (Oued Ennachef Sidi Maâfa) qu’il jouit d’une popularité. Durant sa présidence de la commune, il a mis à niveau une dizaine de quartiers sous équipés. Un avantage électoral de taille, précisent ses adversaires politiques. De plus, il se fait accompagner par une équipe considérée comme l’une des plus redoutables machines électorales d’Oujda. En préalable aux prochaines élections, il anime quotidiennement plusieurs rencontres pour préparer son retour.

    ■ Youssef Houar: Le plus jeune candidat est pamiste

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    Natif d’Oujda en 1988, ce jeune diplômé d’une université canadienne en génie civil, a ponctué ses études par une thèse sur une thématique récurrente dans l’Oriental: «Comment assurer un approvisionnement en eau sur le long terme et au moindre coût pour une région qui souffre de stress hydrique». Youssef Houar pense que l’engagement politique n’est pas chose facile car les attentes sont multiples et la confusion des discours ne facilite pas les choix des citoyens qui sont confrontés à des problèmes quotidiens et qui ont besoin de solutions rapides en matière d’emploi. Ce plus jeune candidat de l’Oriental se veut un nouveau visage politique pour impulser une dynamique jeune. «Un changement dans la continuité ne peut s’opérer que par des compétences dans des domaines de croissance économique et pas seulement par des orateurs qui ne maîtrisent pas les rouages du développement convoité», explique-t-il. Et d’ajouter, il est temps de frapper aux bonnes portes et intéresser les investisseurs, imaginer des alternatives pour permettre aux jeunes de travailler et surtout exploiter les infrastructures dont dispose la région. Sur le choix du parti de l’authenticité et de la modernité pour se présenter aux prochaines législatives, il précise que cela n’est pas le fruit du hasard car un membre de sa famille était présent lors de la réunion constitutive de la section d’Oujda du PAM. Sa candidature s’inscrit dans la continuité d’un choix familial.
    ■ Yahia Sghiri: Une nouvelle génération au RNI

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    Yahia Sghiri est venu à une période cruciale pour le Rassemblement national des indépendants, suite au retrait d’une ancienne génération des militants qui ont fait les beaux jours du parti dans la ville. Cet ancien athlète et cadre sportif a choisi de se présenter aux prochaines législatives suite à des études supérieures axées sur la mouvance religieuse des salafistes. Il prépare un doctorat sur les approches sécuritaires et socio-historiques des mouvements salafistes au Maghreb. Il a également soutenu une thèse sur les mutations du discours salafiste. Toutefois Sghiri, qui s’est engagé politiquement il y a une vingtaine d’années, compte une première expérience lors des législatives en 2011 et cherche à créer la surprise en remportant l’un des 4 sièges réservés à Oujda. Pour atteindre ce but il focalise sur deux catégories: les jeunes et les femmes. «Ce sont les jeunes et les femmes qui ont été derrière les grandes mutations qu’a connu l’humanité. Il suffit qu’ils vous fassent confiance et de les convaincre par un discours franc sans promesses ou équivoques», confie-t-il à L’Economiste. L’expérience de 2011 lui a permis de découvrir les spécificités des élections marocaines et d’en déduire des leçons: Le plus important consiste à organiser le parti en le dotant d’assises fiables et en renforçant la démocratie interne car le Maroc s’oriente de plus en plus vers une démocratie participative qui engage le plus grand nombre de citoyens.

    ■ Abdellah El Hamel: La force tranquille du PJD

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    Abdellah El Hamel, tête de liste du PJD à Oujda, bénéficie de la confiance de la direction générale du parti de la lampe. Il jouit également d’une grande notoriété auprès du secrétaire général du parti. Sur le plan local, il profite du soutien d’Abdelaziz Aftati, l’homme fort du parti dans l’Oriental. Deux atouts qui lui ont permis d’être choisi comme tête de liste alors que la concurrence sur ce poste est rude vu les multiples courants qui constituent le parti dans l’Oriental: prédicateurs, syndicalistes et hommes d’affaires. Cet ancien membre du mouvement unicité et réforme «d’Attawhid wa Al Islah» a ponctué ses études à l’Université Paris-Sud par deux doctorats en génétique microbienne et en génétique moléculaire. Il est réputé pour sa modération et comme bon négociateur. Il assure aussi le secrétariat local du parti de la lampe et préside la commission sociale culturelle et environnementale au Conseil régional de l’Oriental. Dans une déclaration à L’Economiste, il a expliqué que son souci majeur est de permettre à son parti de remporter au moins 8 sièges sur les 23 réservés à l’Oriental et au moins deux à Oujda. Son expérience comme membre de la commune depuis 2009 et membre de l’actuel Conseil régional de l’Oriental lui a permis de mieux connaître les problèmes de la ville et les attentes des citoyens. Sur le plan économique, il pense que les plateformes économiques de la région nécessitent un meilleur paquetage. Elles ont besoin d’encouragements ciblés pour les entreprises qui s’engagent à assurer des emplois pérennes.

    ■ Lotfi Sehli: Un pharmacien pour structurer le parti de l’épi

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    Le Mouvement populaire a fait appel à un pharmacien pour présider sa liste électorale et redorer le blason d’un parti en déperdition depuis le départ de l’ancien président de commune Lakhdar Haddouch qui a regagné l’USFP. Beaucoup d’espoirs sont placés dans Lotfi Sehli.
    Ce pharmacien, qui est également promoteur immobilier, parle de devoir envers son pays et sa ville en optant pour la restructuration d’un parti politique et la sensibilisation des personnes qui ne font plus confiance aux discours électoraux. Politiquement, il est engagé depuis 10 ans et met son expérience et son enthousiasme au service de la collectivité. De plus, Oujda a besoin de nouveaux visages et souffles pour la hisser au niveau des villes compétitives et novatrices. Sehli est un acteur associatif actif dans plusieurs associations et membre du bureau local du syndicat des pharmaciens. En amont, il a pour mission de structurer le parti en impulsant une dynamique au sein des différentes sections du parti. Sehli explique que les engagements pris ne peuvent être assurés que par des profils pointus. Des personnes sérieuses en mesure de concrétiser les attentes d’une ville frontalière aux multiples attentes. Des actions d’envergure devaient être initiées, depuis une vingtaine d’années, pour prémunir la ville contre les décisions politiques du voisin de l’Est. Ce qui n’a pas été fait. «Mon ambition est de permettre à Oujda d’être autonome économiquement et solutionner les problèmes des 33.000 personnes qui vivaient de la contrebande», conclut-il.

     

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