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Législatives 2016

PJD: Le «capital moral» en guise de programme

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
Sans surprise, le parti renoue avec la rhétorique du référentiel islamique
Quant à relancer la croissance, l’emploi...
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Le déplacement de Abdelilah Benkirane au siège de son parti pour la présentation du programme électoral était marqué par un dispositif sécuritaire renforcé, à une journée seulement après la marche de protestation anti-PJD, organisée dimanche dernier à Casablanca (Ph. Bziouat)

Ne cherchez pas des chiffres. Il n’y en a que très peu.  Dans son programme dévoilé hier dans une ambiance tendue, la crise entre Ramid et Hassad sur les préparatifs des élections et la marche de dimanche contre l’islamisation de l’Etat, le PJD prend bien soin de lancer quelques indicateurs pour appâter les électeurs.
Par exemple trois scénarios de croissance:   entre 5,5% et 6,5% (scénario optimiste), entre 4 et 5,5% (scénario moyen), entre 3 et 4% (scénario pessimiste). Encore faut-il convaincre sur les moyens pour y arriver. Des arguments qui font cruellement défaut dans le programme du parti de la lampe… comme ils ont manqué aussi tout au long des 5 ans au pouvoir.  Sans surprise, le PJD va donc s’appuyer sur sa rhétorique habituelle,   mettre l’accent sur un «référentiel islamique commun à l’Etat, la société et les partis» et précise que sa formation «n’incarne pas le monopole de l’Islam, mais qu’elle s’inspire de son capital moral». Benkirane a avancé «qu’au-delà de la qualité des programmes, le Maroc a besoin d’Hommes intègres, qui ont du souci pour leurs compatriotes». Après 5 ans au gouvernement, avec au bout un bilan décevant,  le PJD semble renouer avec ses slogans moralisateurs: lutte contre la corruption, les rentes... Quant aux  indicateurs de performance et le calendrier de mise en œuvre, «il faudra attendre la formation du prochain gouvernement, en fonction des résultats des prochaines élections».
D’autres promesses, tout aussi vagues du PJD, portent sur des mesures qui visent «le renouvellement du modèle de développement, selon une vision stratégique globale et intégrée». L’idée est de favoriser «la transition vers de nouvelles sources de croissance, la valorisation du capital humain et la préservation de la dignité du citoyen, en plus de l’affermissement de la justice sociale et la consécration de la bonne gouvernance». Le PJD qui semble ne pas avoir oublié les clashs avec le HCP, notamment suite aux divergences en termes de prévisions économiques et financières,  continue  de proposer «la création d’une Agence nationale indépendante de l’information statistique».

 

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