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    Economie

    Santé: Les mutuelles africaines pour le tiers payant

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4859 Le 20/09/2016 | Partager
    Le dispositif suppose des procédures simples pour les médecins et les patients
    Et permettrait un accès plus facile aux médicaments et aux soins

    Alors que le tiers payant fait ses premiers pas au Maroc, notamment en ce qui concerne les maladies chroniques, la mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) souhaite accélérer le chantier. «Les résistances qui se manifestent à l’égard de cette généralisation tiennent aujourd’hui à la sécurité du système contre les fraudes et aussi aux difficultés de mettre en place des procédures simples aussi bien pour les médecins que pour les patients. Des contraintes que l’on peut dépasser», indique Abdelmoula Abdelmoumen, président du conseil d'administration du MGPAP à l’ouverture du Symposium international portant sur le tiers payant organisé en partenariat avec l’Agence nationale de l’assurance maladie en marge de la réunion du Bureau exécutif de l’Union africaine de la mutualité (UAM). Si l’Organisation mondiale de la santé recommande la généralisation du tiers payant, c’est que le concept est aujourd’hui la solution idoine pour permettre un meilleur accès des ménages aux soins, ajoute Abdelmoumen. Même son de cloche auprès du ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki qui plaide pour ce mécanisme notamment pour les pathologies chroniques. «La réforme de la couverture médicale au Maroc nécessite la généralisation de ce concept pour faire tomber les barrières financières». Le Maroc qui a choisi depuis plus d’une décennie un certain nombre de mesures historiques dans le domaine de la couverture médicale a déployé de grands efforts pour permettre une couverture à l’ensemble de la population avec l’assurance maladie obligatoire, le Ramed… alors que les mutuelles continuent de mener leurs actions dans le secteur complémentaire. Malheureusement, la couverture médicale ne résout pas tous les problèmes liés à l’offre de soins. En effet, les institutions hospitalières publiques ne peuvent faire face à une demande toujours grande avec des déficits au niveau des ressources humaines et des équipements. Les plateaux médicaux sont plus nombreux dans le secteur privé, mais l’accès reste limité à ceux qui ont la capacité de payer la facture et parfois faire des dépôts préalables à l’acte de soin ou au médicament. «C’est de là que découle l’urgence de mettre en place un système adéquat du tiers payant au Maroc tout comme dans d’autres pays africains et aussi dans beaucoup de pays à travers le monde», insiste Abdelmoumen. Le symposium a d’ailleurs émis une série de recommandations pour accélérer le chantier dont la mise en place d’un échéancier pour la mise en place du tiers payant généralisé qui couvrira l’ensemble des services de santé. Au préalable, il faudra s’atteler à mettre en place des systèmes d’information en coordination avec les institutions publiques chargées des impôts, de la régulation de l’assurance maladie pour préserver le système contre les fraudes.

    Deux rencontres en une

    En parallèle au Symposium international sur le tiers payant qui s’est tenu le week-end dernier à Marrakech, le bureau exécutif de l’Union africaine de la mutualité (UAM) a décidé de créer un comité de réflexion sur le rôle de la mutualité dans le développement de la couverture médicale dans les pays membres de l’UAM et d’organiser un atelier sur la restructuration financière de cette instance. Le comité sera aussi en charge de la mise en place de l’Assurance maladie universelle au sein des pays membres. Rappelons que cette instance, créée en 2010 et dont le siège est  à Rabat est présidée par le Maroc. L’Union compte désormais 21 pays après l’adhésion de Djibouti, du Tchad et des Iles Comores.

     

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