L'Edito

Contretemps

Par | Edition N°:895 Le 15/11/2000 | Partager

Les compagnies d'assurances s'inquiètent des moins-values latentes qu'elles devront provisionner dans leur compte de l'an 2000.Mais il y a un paradoxe dans cette situation, car les institutionnels sont accusés à mots pas toujours couverts de participer à la déprime: réaction molle devant les opportunités, décisions trop centralisées et trop personnalisées... Aucune de ces accusations n'est prouvée et, en tout cas, ce sont ces institutionnels qui vont comptabiliser les pots cassés. Néanmoins, à quelque chose malheur peut être bon. Les voix des institutionnels ont une portée politique bien plus grande que celles des petits épargnants. Parce qu'ils ont une belle frousse pour leur compte, ils sont donc un vecteur intéressé et intéressant pour porter les messages sur la réhabilitation de la bourse. Les assurances ont avec un temps de retard entamé un travail sur le problème technique du forfait de taxation. Mais c'est insuffisant.De son côté, le Ministère des Finances a déjà fait une partie du chemin, dans le projet de budget pour amener du papier. Ces mesures sont bonnes pour le long terme puisqu'il s'agit d'approvisionner la cote. En fait, c'est exactement le type de mesure qu'il aurait fallu prendre rapidement, il y a trois ans, quand les titres s'arrachaient et montaient comme des fous. Aujourd'hui, c'est la situation inverse puisque le marché est plus vendeur qu'acheteur. L'urgence actuelle est dans la promotion des achats, donc dans l'attraction de l'épargne. Autrement dit, le morceau qui manque aux mesures de la Loi de Finances, les plans d'épargne-action (PEA), doit être mis en place d'urgence. Si l'on s'amuse à constituer encore des sous-commissions de commission pour évaluer on ne sait trop quoi, on sera encore une fois à contretemps.Nadia SALAH

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