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L'économiste, le premier quotidien économique au Maroc

mercredi 01 octobre 2014,
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Coût de l'énergie et TIC, les boulets du secteur

   
. La facture énergétique est jugée trop élevée.

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.et la taxe intérieure de consommation est vécue comme une «injustice«Avec 43% de la consommation énergétique industrielle nationale, l'industrie des matériaux de construction est l'une des plus énergivores. Le coût de l'énergie, jugé beaucoup trop élevé par les professionnels, menace plusieurs entités. «Nous payons l'énergie deux à trois fois plus cher que des pays voisins comme la France, l'Espagne, l'Italie, l'Egypte ou la Tunisie«, affirme Saïd Bouanani, directeur général de Cetemco. Sachant que l'énergie représente jusqu'à 30% du prix de revient, les fabricants de matériaux de construction risquent gros avec l'ouverture des frontières. Les responsables vont même jusqu'à dire que des branches d'activité comme la céramique, les carreaux et le sanitaire sont menacées dans leur survie.Les efforts consentis par l'Etat ces dernières années pour réduire le prix de l'électricité industrielle ne sont pas jugés suffisants pour alléger les factures des fabricants de matériaux de construction. Ces derniers supportent en parallèle des charges liées aux combustibles utilisés aussi bien pour les machines que pour le transport et la distribution. «Le prix du combustible est pratiquement le double qu'en France, en Espagne et en Egypte et 50% plus cher qu'en Italie«, souligne Saïd Bouanani pour insister sur l'ampleur du problème de compétitivité du secteur. L'autre boulet que traînent les professionnels est la fiscalité. Plus exactement la fameuse TIC (taxe intérieure de consommation) appliquée aux produits énergétiques. Cette taxe est de 386,70 DH la tonne pour le fuel, 179,40 DH pour le charbon et 232,90 DH pour le coke. Le k
Wh est fiscalisé à 30% en moyenne. La TIC est vécue comme une «injustice« par les opérateurs qui réclament qu'elle soit appliquée non pas aux produits énergétiques mais plutôt au produit final qu'il soit importé ou fabriqué localement. «Les produits importés ne subissent pas la même fiscalité, ce qui fausse la concurrence«, est-il expliqué.Par ailleurs, la multiplicité des intermédiaires dans la fourniture et la distribution de quelques combustibles n'est pas pour arranger les choses. Ces derniers contribuent sensiblement au renchérissement de la facture énergétique. H. F.