Competences & rh

Analyse/Formation à distance
L’université Cadi Ayyad relève le défi

Par L'Economiste | Edition N°:4515 Le 29/04/2015 | Partager
L'établissement de Marrakech, pionnier
L'université vient de démarrer sa cité de l’innovation
Elle numérise dès juin prochain l’ensemble de ses établissements

Pionnière en formation ouverte et à distance. En anglais, on parle de Mooc

Comme toutes ses consœurs, l’université Cadi Ayyad fait face à une pression démographique et devra doubler le nombre de ses étudiants d’ici trois ans. Le défi est aussi de prévoir une capacité d’accueil. D’où le projet d’un campus à Tamansourt

(massive open online courses). L’université Cadi Ayyad de Marrakech (UCAM) est en effet le seul établissement au Maroc à proposer cette nouvelle tendance de cours en ligne, qui fait fureur partout ailleurs dans le monde. Numérisation semble donc le nouveau mot d’ordre affiché. Dès juin prochain, l’UCAM devient la première université numérisée. Microsoft l’a choisie pour y démarrer son projet innovant avec la mise en place d’un accès internet dans tous ses établissements, des espaces numériques de travail ouverts à disposition des étudiants et des professeurs et une certification par Microsoft pour les étudiants et ce, à plusieurs niveaux. Un atout de plus qui leur sera utile pendant leur recherche d’emploi. Près de 6.000 lauréats sortent chaque année de l’université Cadi Ayyad qui consciente des déficits d’employabilité de ses lauréats, a revu sa carte de formation pour améliorer celles qui marchent et recadrer les autres en les adaptant aux besoins de la région, tout en donnant à ces jeunes des atouts supplémentaires comme la certification Microsoft.
Et ses ambitions sont encore plus grandes. L’université vient de démarrer les travaux de son ambitieux projet cité de l’innovation de Marrakech (CIM), symbole par excellence de l’engagement de Cadi Ayyad dans la recherche. Cette cité qui va être construite sur une superficie de 10.000 m2 comprendra un centre de transfert, des platesformes technologiques, 12 laboratoires…. Des infrastructures et des projets qui permettront d’augmenter le rendement de la collaboration entre l’université et le tissu socioéconomique des régions de Marrakech Tensift et aussi de Safi. 4 thématiques de recherche seront à l’honneur. Il s’agit d’eau, énergie et développement durable, nouvelles technologies du tourisme et d’agroalimentaire, matériaux et mobilité urbaine. «Quatre thématiques qui reflètent les besoins de notre région et répondent aux grandes tendances de recherche scientifique au niveau international», souligne Abdelatif Miraoui, président de l’université Cadi Ayyad. C’est aussi un moyen pour booster et développer d’autres secteurs pour la région de Marrakech Tensift, en dehors du tourisme. Car, au-delà des objectifs d’innovation technologique et de financement de projets R&D, les effets attendus sont aussi du côté de l’attractivité auprès des investisseurs. Partout dans le monde, des pôles de compétitivité ont été développés autour de l’université et de ses pôles de recherche comme à Nice avec son université Sophia Antipolis.

L’UCAM a revu sa carte de formation pour améliorer celles qui marchent et recadrer les autres en les adaptant aux besoins de la région et en renforçant le cycle de gestion et de commerce

C’est ainsi que la CIM -qui verra le jour en 2016- comptera un incubateur pour accompagner les entreprises en création et financer même les études d’antériorité ou les dépôts de brevets. Pour améliorer l’employabilité des jeunes, l’objectif des prochaines années est de développer davantage de partenariat public/privé en impliquant et en sensibilisant les professionnels. «Il s’agit de répondre notamment aux besoins des entreprises en privilégiant une recherche de haut niveau tournée vers l’innovation aux standards internationaux. En quantité, l’offre de l’UCAM est très large. Elle dispose de plus de 110 filières accréditées dans les établissements à accès ouvert et 52 dans les établissements à accès régulé couvrant pratiquement tous les champs disciplinaires: sciences et techniques, lettres et sciences humaines et sciences juridiques, économiques et de gestion.

 

Une reconnaissance internationale

Avec tout ce qu’elle entreprend, il est bien naturel que l’université cumule un grand nombre de distinctions à l’international, permettant au passage de mettre de la lumière sur la ville et ses acteurs. Elle occupe aujourd’hui des rang honorables dans de prestigieux classements puisqu’elle est l’unique représentant du monde arabe et de l’Afrique du Nord dans le top des 300 universités mondiales du classement THE (times Higher Education), 50e rang des pays Brics et EmerginfEconomics -gagnant 33 places par rapport au classement de l’an précédent-et est 7e dans la région Ména.

Badra BERRISSOULE

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