Economie

Coup de pouce pour le tourisme rural

Forum international du tourisme solidaire à Tiznit
Il faut renforcer l’offre en matière de tourisme solidaire

Le tourisme solidaire permet la valorisation des productions locales, la création d’emploi et la lutte contre la précarité

L’offre touristique rurale, qui s’est développée au cours de ces dernières années, particulièrement dans les villes du Sud, a encore du chemin à faire. Pour exemple, le projet «Pays d’accueil touristique», mis en place par le ministère du Tourisme en 2003 qui visait à promouvoir les conditions devant favoriser des séjours en milieu rural n’a pas encore atteint ses objectifs. Le département veut le relancer. En attendant, le Forum international du tourisme solidaire (FITS) de Marseille, placé sous le patronage de l’Organisation mondiale du tourisme, donne un coup de pouce au Maroc. Ainsi, une campagne de plusieurs forums et ateliers de terrains a lieu dans différentes régions du pays depuis le 15 octobre. Cet événement sera couronné à Tiznit du 21 au 31 octobre, par une rencontre entre les acteurs impliqués dans le développement local et dans le tourisme.
Plusieurs arguments justifient le choix de cette ville. En effet, la province de Tiznit offre de nombreuses richesses culturelles et naturelles faisant d’elle un pôle d’attractivité avec la ville d’Agadir. C’est également ses expériences significatives liées notamment à l’organisation du festival Tifaouine ou celui de l’amandier qui ont suscité l’intérêt des organisateurs. A noter d’ailleurs, que l’initiative est à mettre sur le compte de l’association «Migrations et développement».
Quant à l’engouement porté au tourisme solidaire, il s’explique par sa contribution dans le développement socio-économique des collectivités locales. « Cette activité permet la valorisation des productions locales, notamment en matière d’artisanat », a souligné Jean Marie Collombon, coordinateur du FITS, lors d’une conférence sur le FITS, mercredi dernier à Rabat. M’Hamed Grene, président de la fondation CDG, abonde dans le même sens: «C’est là que nous trouvons les véritables niches d’emploi. Cela constitue une source de lutte contre la précarité».
Pour les organisateurs du Forum, il s’agit de renforcer l’offre puisque la demande existe. «Le tourisme solidaire ne connaît pas la crise économique, d’où l’intérêt d’encourager davantage l’offre», a dit Jean-Marie Collombon. Selon lui, le Maroc doit tirer profit de l’évolution que connaît la demande touristique. «Les voyageurs sont de plus en plus en quête d’authenticité et de convivialité, deux atouts par lesquels se démarque le Maroc», a-t-il ajouté.
A noter que l’organisation de cet événement a été soutenue par le Réseau marocain de l’économie sociale et solidaire (REMESS), créé en 2011, à l’initiative des porteurs de projets touristiques dans l’arrière pays.


Hajar BENEZHA

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