Economie

Comment faire face à la pénurie de sable

Par L'Economiste | Edition N°:1663 Le 16/12/2003 | Partager

. Des plages disparaissent à cause de la surexploitation. La solution: Les sables de substitution La surexploitation du sable est préoccupante. Lors du forum du BTP qui s’est tenu en parallèle avec le BTP Expo, du 10 au 13 décembre à Casablanca, un séminaire sous le thème “Sable et environnement”, a été animé par Drapor.“Il devient de plus en plus rare de trouver des gisements et des carrières de sable pour accompagner les grandes infrastructures”, a déclaré d’emblée Mohamed Bachiri, président du directoire de Drapor.La surexploitation des ressources actuelles (les sables des dunes et des plages) a profondément détérioré le littoral. Elle s’est avérée préjudiciable pour l’environnement et fort coûteuse pour la collectivité. “Le résultat ne s’est pas fait attendre. On assiste à un phénomène d’érosion et de disparition de certaines plages, telles Tamarès (région de Casablanca) et Chlihat à Kénitra ”, a signalé Najat Chaouq, responsable Recherche et Développement au Centre d’investigations techniques de Drapor.Pour accompagner la forte croissance du marché du sable suite à l’essor que connaît le secteur du bâtiment, la solution réside dans l’adoption de solutions alternatives, à savoir “les sables de substitution”. Les recherches effectuées pour optimiser l’utilisation des sables de dragage et de concassage, ont montré que ces produits complémentaires sont plus compétitifs et assurent de meilleures performances. Présentant une qualité exceptionnelle, le sable de dragage existe en quantité suffisante en milieu marin. Il est facilement exploitable et constamment renouvelé. “D’après des estimations effectuées jusqu’à 2012, le Maroc présente un potentiel de 8 millions de m3 de cette matière. Rien que pour Casablanca et Tanger, ce potentiel est de 5 millions de m3”, a indiqué Chaouq.Jusqu’à maintenant, 4 à 9 sites ont été identifiés. Ces sites sont répartis entre Tétouan et Safi, dont les principaux sont Martil, Larache, Kénitra et El Jadida.Pour Chaouq, il est primordial d’encourager ces solutions alternatives en vue de sauvegarder et améliorer l’environnement. Il s’agit, primo de contenir et limiter la dégradation du littoral et secundo réglementer le marché du sable largement dominé par l’informel.Un autre thème brûlant a été débattu lors de ce forum. Il s’agit du “matériel BTP d’occasion”. “Nous ne sommes pas contre l’importation du matériel de BTP d’occasion. Par contre, nous réclamons un traitement équitable qui respecte les mêmes normes d’importation du matériel neuf”, a souligné Chakib Ben El Khadir, président de l’Association professionnelle des importateurs du matériel du BTP (APIM). Selon Ben El Khadir, l’importation sauvage du matériel d’occasion présente des effets négatifs sur le secteur des BTP. Pointée du doigt, la concurrence déloyale qui déstabilise le secteur formel. Sous-facturation en douane, coût social élevé (perte d’emplois qualifiés), rentabilité extrêmement faible, indisponibilité des pièces de rechange, etc., les maux sont nombreux. Que faire? Il faut appliquer des droits de douane différenciés pour le matériel d’occasion selon son ancienneté. Formaliser les importations (traçabilité du matériel d’occasion) et sensibiliser les professionnels marocains du BTP sur les méfaits de l’occasion.Mohammed EL HARRATI

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