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Al Hoceïma: Année blanche pour le tourisme

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5184 Le 08/01/2018 | Partager
Malgré les mesures, l’effet Hirak se ressent sur les arrivées et les nuitées
La fragilité de la destination, essentiellement tournée vers le balnéaire, mise à nu
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Après l’euphorie de l’été, le secteur touristique d’Al Hoceïma renoue avec la baisse enregistrée au début 2017 dont le Hirak a été  le principal déclencheur (Ph. Adam)

Retour à la réalité pour le secteur touristique de la ville d’Al Hoceïma après une année marquée par le Hirak. Malgré une vaillante campagne de mobilisation lancée début juillet pour booster le secteur, les derniers chiffres pour le mois d’octobre laissent un goût amer.

Le nombre de visiteurs a connu une nette baisse de 19% au mois d’octobre par rapport à la même période de l’an dernier. En chiffres cumulés, les arrivées ont connu une chute de 18% en passant sous la barre des 26.000. En termes de production touristique, le nombre des nuitées a lui aussi connu une nette chute passant de 65.166 à 59.840, soit une baisse de 8% sur les dix premiers mois de l’année.

Le seul indicateur qui s’est amélioré est celui du taux de remplissage des hôtels classés qui a gagné un point pour s’établir à 17%, un score qui reste pourtant loin du minimum pour pouvoir mener une gestion rentable des installations hôtelières. A rappeler que le secteur touristique avait été l’une des premières victimes collatérales de la période de contestation qu’a connue la ville d’Al Hoceïma, le Hirak, depuis octobre 2016.

Ce mouvement n’avait pas manqué d’affecter le secteur touristique en perturbant l’image de la ville, de ses plages et de son arrière-pays et en dissuadant les visiteurs. C’est le cas surtout pour le tourisme international qui avait plongé de 19% lors des cinq premiers mois de 2017. Le tourisme national avait permis de sauver les meubles portant la performance globale à 6% en mai 2017.

En tout cas, le Hirak a eu le mérite de montrer les limites de la destination, la pauvreté de ses connexions aériennes et terrestres et les efforts à mener pour en faire une véritable destination touristique. Par voie terrestre, Al Hoceïma est connectée à Tanger dont elle dépend administrativement par la rocade méditerranéenne qui s’étend sur près de 300 kilomètres.

Cette route, malgré un élargissement des voies en 2012 reste trop sinueuse. Les travaux d’une deuxième connexion avaient été lancés en 2010 mais n’ont pas encore été achevés. Il s’agit d’une connexion devant relier Taza à Al Hoceïma. Son état d’avancement actuel est de 70% et elle ne devrait pas entrer en service avant 2019. Cela permettra de réduire la durée du voyage de 5 à 2 heures.

Au niveau aérien, les choses se sont nettement améliorées. En 2016, une connexion Casablanca-Al Hoceïma via Tétouan avait été mise en place par la RAM, renforcée depuis juillet dernier par la mise en place de deux liaisons aériennes directes vers Al Hoceïma, au départ de Casablanca et de Tanger.

De notre correspondant, Ali ABJIOU

 

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