Culture

Nicolas Ouchenir A Marrakech avec la «star» de la calligraphie

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5130 Le 19/10/2017 | Partager
Un artiste majeur dans le monde de la mode et de la culture
La Mamounia expose ses créations jusqu’au 12 novembre prochain
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Nicolas Ouchenir est l’artiste et calligraphe «star» du tout-Paris. Il est à Marrakech pour son exposition à La Mamounia et pour travailler sur les festivités du Musée Yves Saint Laurent

Cartier, Chanel, Yves Saint Laurent, Christian Dior Couture, Dom Pérignon, Publicis Renault, LVMH sont quelques-uns de ses clients. Nicolas Ouchenir est un talentueux calligraphe, choisi par ces grands noms du luxe pour poser, sur leurs objets de communication, une dimension artistique. Son art de bien former les caractères d’écriture s’est imposé pour faire naître des signatures singulières et précises.

Des calligraphies qui deviennent sur-mesure. Avec la nature de chaque client pour base, cet autodidacte parisien appose une nouvelle manière de dessiner l’art des pleins et des déliés sous des perspectives actuelles. Faisant de la forme de la lettre le meilleur messager du nom confié. Cartons d’invitation, logos, parfums, chartes graphiques, ambiances, visuels… pour les grandes maisons de couture, pour des hôtels, des événements, comme aujourd’hui l’ouverture du Musée Yves Saint Laurent, mais aussi pour l’automobile ou le sport.

«Ma façon d’écrire est si personnelle que je ne pourrais jamais m’ennuyer dans mon métier. Je ne suis aucune référence du trait. Enfin si, ma référence du trait c’est le “rien”. Mes calligraphies peuvent être inspirées par une odeur, un univers. L’idée est de se réinventer à chaque dessin», confie l’artiste.

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«Imaginaire d’un Eden Calligraphies» est l’exposition-événement de Nicolas Ouchenir à La Mamounia, jusqu’au 12 novembre prochain. C’est une première au Maroc et en Afrique d’accueillir l’artiste et calligraphe «star» du tout-Paris. De plus, les pièces présentées sont toutes exclusives. Car si d’habitude il utilise l’encre noire, pour cet événement à Marrakech, il s’est essayé à l’indigo, inspiré par le ciel de la ville.

«Comme la voix ou la pensée, l’écriture est l’identité même de l’homme, elle nous définit. C’est un besoin naturel pour moi, comme celui de respirer. Au réveil, la première chose que je fais est d’écrire», avoue le calligraphe. Alors de quoi est-il le plus fier sur ses 15 années de carrière? «De mes rencontres avec Jean-Gabriel Mitterrand, Loulou de la Falaise, Pierre Bergé, ou Yves Saint Laurent. Je suis fier d’avoir eu des mentors extrêmement inspirants, qui m’ont permis d’oser, d’aimer le goût du risque aussi».

Comme un juste retour des choses, à chaque voyage, l’artiste tient à rencontrer des enfants et de jeunes adultes pour leur raconter son travail et comment il en est arrivé là. Grâce à Christophe Pomez de l’Institut français, «un homme essentiel à la culture», 2 master class ont été organisées à l’école Noha et à l’ESAV de Marrakech. «Il faut valoriser les enfants, leur dire que leurs dessins sont beaux. Que le principal, c’est eux, et non la personne qui est en face. Qu’ils doivent faire ce qui les rend heureux, car la passion est communicative. Personnellement, je cherche avant tout à me faire plaisir. A moi, pas à quelqu’un d’autre».

 

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