Competences & rh

L’effet magique du parascolaire sur les jeunes

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5113 Le 26/09/2017 | Partager
Basketball, leadership, langues,... l’expérience édifiante de Tibu
L’ONG crée six nouveaux centres d’ici la fin de l’année scolaire
75.000 jeunes bénéficiaires par an depuis 2010
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Au-delà de former des basketteurs de haut niveau, Tibu entent aider les jeunes à devenir des citoyens engagés et des leaders (Ph. Tibu)

Abandon scolaire, délinquance, chômage des jeunes... des maux que l’on traîne depuis bien longtemps. Pourtant, il suffit de quelques activités permettant aux jeunes de libérer leur potentiel pour qu’ils soient complètement transformés. L’expérience de l’ONG Tibu en est la preuve. Spécialisée dans le développement personnel à travers le basketball, l’ONG sillonne tout le pays depuis 2010 à la rencontre des élèves dans les écoles publiques.

Elle a déjà créé 7 centres et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. D’ici la fin de l’année scolaire 2017-2018, l’association compte ouvrir 6 nouveaux centres, à Al Hoceïma, Fnideq et Casablanca. Grâce à la caravane de Tibu et le Summer camp, l’association a pu sensibiliser 75.000 jeunes par an. Actuellement, elle en forme 1.500 à travers ces différents centres. Mais rassembler autant de personnes n’est pas une mince affaire.

«Pour les engager nous comptons sur les coachs et nous demandons aux parents de signer une convention où ils s’engagent à faire venir leurs enfants à toutes les séances (mercredi/samedi/dimanche)», précise Mohamed Amine Zariat, le jeune président de l’ONG.
Pour les inscriptions, Tibu procède par test d’aptitude physique des enfants et des réunions avec les directeurs d’écoles et professeurs afin de mieux cerner l’environnement des postulants avant leur sélection.

L’ONG s’engage à faire bénéficier autant de filles que de garçons, et intégrer des jeunes de différents niveaux scolaires, autant ceux qui réussissent que ceux qui sont en échec scolaire. Hormis le basketball, le programme comporte des cours de leadership, et de langues (français et anglais). «Nous essayons de sensibiliser les enfants quant à leur hygiène de vie et nutrition.

Plusieurs parents nous ont assuré que leur enfants demandent des repas plus sains», assure le président de Tibu.  Afin d’engager toutes les parties prenantes, des focus groupes sont organisés tout au long de l’année. Parents, coachs et élèves sont ainsi, régulièrement réunis.

Aujourd’hui, cette initiative semble prendre de l’ampleur. «Les retours des parents sont tous positifs», apprécie Zariat. «Ils perçoivent tous du changement dans les habitudes de leurs enfants qui se focalisent davantage sur leurs études et commencent à tracer un parcours d’avenir», poursuit-il.

De nombreuses études ont démontré l’importance des activités parascolaires. Toutefois, dans les écoles publiques, elles sont peu nombreuses. Les quartiers, de leur côté, manquent d’animations et d’espaces dédiés aux jeunes. Au Maroc, de nombreuses ONG œuvrent pour l’épanouissement de la jeunesse, à travers des activités sportives, artistiques, ou des formations en soft skills. Leurs expériences, riches en enseignements, pourraient servir de modèle pour des politiques publiques à plus grande échelle.

 

 

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