Culture

Festival L’Boulevard: Les plus de l’édition 2017

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5102 Le 08/09/2017 | Partager
Une formule augmentée
Résidences musicales, ateliers de coaching, marché de la musique…
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Fidèles à leur mission de promotion des musiques actuelles, les équipes de L’Boulevard organisent régulièrement des ateliers et autres séances de formations pour les artistes de la nouvelle scène (Ph. Boultek)

Si L’Boulevard a sauté une édition en 2016 (pour contraintes budgétaires), c’est pour mieux revenir cette année, assurent ses deux fondateurs Mohamed Meghari et Hicham Bahou. L’annonce officielle a été faite le 6 septembre à Casablanca, lors d’une conférence/évènement, qui a réuni une partie de la presse, des artistes, des médiateurs culturels, des sympathisants et les nouveaux partenaires de cette 17e édition.

La formule ne change pas, le festival, qui reste l’une des rares vitrines de la culture et des musiques actuelles et alternatives, pour ne pas dire underground, au Maroc,  débutera par la compétition tremplin, du 15 au 17 septembre. 19 groupes hip hop, rock/métal et fusion se produiront sur la scène du complexe Al Amal. Au programme également des cultures urbaines: présentation du travail des associations, street-art, performances, jam-sessions et scènes ouvertes.

La deuxième partie du festival (du 18 au 24 septembre) se déroulera sur la scène du RUC (le club de rugby casablancais) et non pas comme à l’accoutumée dans le stade voisin du COC. En dehors de la programmation éclectique (cf. L’Economiste du 22/08/2017), les organisateurs, qui n’ont pas oublié la mission qu’ils se sont donné il y a une vingtaine d’années, c’est-à-dire la promotion de la culture et des musiques urbaines, proposent cette année un bouquet d’activités parallèles.

Un espace dédié aux programmateurs, directeurs de festivals et autres professionnels de la musique se tiendra également en marge de cette nouvelle édition. Un marché culturel où les professionnels peuvent découvrir les artistes marocains et éventuellement les reprogrammer dans des évènements internationaux. L’Boulevard renforce également cette année ses partenariats, avec les festivals de la région.

Des rencontres entre musiciens de différents horizons, qui permettent à des artistes marocains et internationaux de collaborer ensemble et de s’ouvrir à de nouvelles cultures et sonorités. Présentées sur scène lors du festival, ces créations musicales sont surtout pensées comme des projets de développements culturels par-delà les frontières, fruit d’un travail de fond mis en place avec des festivals et structures partenaires à la démarche similaire.

Cette année, la résidence Jokko Fam représente parfaitement cette mise en réseau, puisqu’elle réunit les efforts de L’Boulevard, du Festival Assalamalekoum (Nouakchott) et du Festa2H (Dakar), partenaires depuis six ans, auxquels s’est récemment ajouté le Festival sur le Niger (Segou).

Pour cette 17e édition, ce projet de co-création hip-hop célèbre les voix féminines. Autre collaboration historique, celle de L’Boulevard avec la communauté de l’Aragon en Espagne, établie avec le festival Pireneos et celui de En El Camino de Santiago.

Cette aventure musicale ne se solde pas uniquement par des concerts au Maroc et en Espagne, mais donne souvent lieu à des projets durables, qui mènent à la production d’albums: c’est le cas pour Dos Medinas Blancas en 2015 avec Nabyla Maân et Carmen Paris, pour ne citer que ces exemples. Cette année, L’Boulevard accueille la résidence De Viento y Arena, composée de six musiciens marocains et espagnols et créée entre Casablanca et Huesca. Un album éponyme sera enregistré entre les deux villes. Mais il n’est pas toujours nécessaire d’aller loin, pour rencontrer les talents.

La scène de L’Boulevard accueillera aussi le groupe M’Africa, composé de musiciens marocains, ivoiriens et camerounais. Leur point commun: tous installés à Casablanca, ils se sont rencontrés au Boultek (le centre des musiques actuelles) et y ont travaillé durant des mois, avec la volonté de puiser dans leur patrimoine musical commun. Résultat: un son afro-tradi-chaâbi bien particulier, porté par une formation groove actuelle.

Les lauréats du tremplin ne sont pas en reste. Durant trois jours, les six groupes vainqueurs de la compétition tremplin bénéficieront de 6 ateliers et modules animés par des professionnels, afin de comprendre les rouages du métier, mais aussi de préparer leurs concerts.

Les deux groupes sacrés dans la catégorie rap/hip hop auront droit, quant à eux, à un atelier de deux jours organisé par le programme américain Next Level. Le principe: 5 artistes et professionnels américains du monde du hip hop iront à la rencontre des jeunes formations gagnantes, afin de les aider à préparer leurs concerts et les coacher en termes d’écriture, de performance et de flow.

 

 

 

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