Economie

Enseignement: Le Conseil de Azziman appelle à la vigilance

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5076 Le 31/07/2017 | Partager
C’est décisif pour assurer l’effectivité de la réforme et pour éviter les faux pas
Lancement d’un projet d’échange de données et d’informations avec le ministère de tutelle
Une nouvelle tournée dans les régions pour la mobilisation des différents intervenants
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Pour le Conseil présidé par Omar Azziman, le chantier de la réforme nécessite une mobilisation collective des différentes parties prenantes. C’est dans cette logique que s’inscrivent les prochaines rencontres régionales, qui devront aboutir à l’élaboration d’une charte définissant les droits et obligations de chacun des intervenants
(Ph. L’Economiste)

La tenue de la dernière session du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation intervient dans un contexte particulier. La réunion de cette instance, présidée par Omar Azziman, a eu lieu quelques jours seulement après la présentation du Plan d’action pour la réforme du secteur, par Mohamed Hassad, lors du Conseil de gouvernement tenu la semaine dernière.

C’est dans cette logique que se sont inscrits les travaux de cette session. L’objectif est de «poursuivre l’implication du Conseil dans ce processus de réforme, en vue d’assurer son efficience et d’éviter les faux pas», a expliqué Abdellatif El Moudni, secrétaire général de cette instance. Aujourd’hui, «le Maroc dispose d’un diagnostic global de la situation du secteur éducatif», a-t-il dit.

C’est ce qui a permis de mettre au point une véritable feuille de route intégrée, qui s’articule autour de la vision stratégique élaborée par le Conseil et du plan d’action multi-annuel défini par le ministère de tutelle, selon El Moudni. Parallèlement, l’avant-projet de loi-cadre, qui assurera la continuité de la mise en œuvre de la réforme prévue par la vision, est en cours de finalisation, a-t-il annoncé.

Globalement, la dernière session du Conseil supérieur de l’éducation et de la formation a permis de mettre l’accent sur l’importance de certaines conditions pour favoriser l’effectivité du processus de réforme. En tête, «le renforcement de la  collaboration entre le Conseil et le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. L’objectif est d’assurer la convergence et la cohérence des interventions des deux instances», a expliqueé son SG.

Un autre chantier, qui vient d’être lancé, porte sur l’échange des données, informations et documents entre le Conseil et le ministère. A cela s’ajoute la mise en place de mécanismes de suivi de la mise en œuvre des avis, recommandations et évaluations réalisées par le Conseil de Azziman. D’ailleurs, ce dernier vient d’approuver une première mouture du projet d’avis sur l’enseignement préscolaire (voir encadré).

En matière d’évaluation, les membres du Conseil considèrent qu’il est important que cela devienne systématique afin de garantir la réussite du processus de réforme. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les deux rapports réalisés par l’entité en charge de l’évaluation au sein du Conseil. Ils portent sur le cycle doctoral et les facultés polydisciplinaires.
Après la tournée menée l’année dernière dans le cadre de la préparation de la vision de réforme, le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation prévoit de nouvelles rencontres dans les régions. Elles devront démarrer après la prochaine rentrée scolaire. Cette année, ces réunions seront axées sur la mobilisation pour favoriser l’implication des différents intervenants dans le processus de réforme.

Elles devront aboutir à la mise en place d’une charte qui détermine les droits et obligation des différentes parties prenantes. Cela concerne les professionnels du secteur éducatif, mais également les syndicats du secteur, les familles des élèves, les acteurs institutionnels, la société civile… «C’est un chantier qui exige une mobilisation collective et une grande vigilance pour éviter les dérapages», a estimé El Moudni.

Un avis sur le préscolaire

Pour le Conseil supérieur de l’éducation et de la formation, l’enseignement préscolaire est décisif pour le reste du parcours des élèves. «C’est la base pour disposer d’écoles de qualité et d’équité», selon Abdellatif El Moudni, SG du Conseil. Dans un projet d’avis adopté lors de la dernière session de cette instance, les Marocains devront accéder à l’enseignement préscolaire entre 4 et 5 ans. Cela doit être obligatoire, avec la garantie de sa gratuité, est-il indiqué. Le Conseil appelle à adopter une démarche progressive dans la mise en place de cette nouvelle approche. Aujourd’hui, ce secteur souffre d’une série de dysfonctionnements, liés notamment à la multiplication des intervenants, dont les ministères de l’Education nationale, des Habous et Affaires islamiques, de la Jeunesse et des Sports… L’année dernière, près de 659.000 enfants âgés entre 4 et 5 ans ont pu accéder au système d’éducation préscolaire. Ce qui constitue à peine 56,2% de cette tranche d’âge.

 

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