Régions

Career Center à Marrakech: Premier bilan

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5063 Le 12/07/2017 | Partager
Temps d’arrêt après 1 an d’existence
Un espace d’échange entre acteurs du marché de l’emploi
Zoom sur l’expérience Cadi Ayyad

Casablanca, Marrakech, Tanger sont les 3 villes choisies pour l’expérience Career Center. Dans la ville ocre, c’est au sein de l’Université Cadi Ayyad (UCA), qu’il réunit, sous la direction de Mohamed Ait Babram, les jeunes, les entreprises, les établissements de formation, les agences de recrutement, les services publics ou les associations et fédérations d’entreprises. Un espace d’échange entre tous les acteurs du marché du travail. Avec comme bailleur de fonds l’US Agence internationale pour le développement (USAID), et comme partenaires le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres, et le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, sa mise en oeuvre s’étale sur 4 ans (avec 1 année optionnelle) de mars 2015 à mars 2019. 

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Après une année de formation soft skills au sein du Career Center de l’Université Cadi Ayyad à Marrakech, on remarque un pic d’inscrits en mars et en avril. Une période propice à la recherche d’un emploi

Si la formation académique offre des compétences techniques, il n’en demeure pas moins que les compétences d’une efficace recherche d’emploi doivent être développées chez les jeunes. Rédaction du curriculum vitae, préparation à l’entretien d’embauche, maîtrise de la communication, du travail en équipe et développement du sens critique sont autant de chances supplémentaires d’être compétitif. Après le bilan individuel, étudiants et lauréats participent aux ateliers hebdomadaires où ils reçoivent les outils d’auto-évaluation, de diagnostic, toutes les informations utiles sur les cheminements de carrière et les secteurs professionnels et autres astuces de négociations. L’objectif étant, en plus d’une mise en contact direct avec les acteurs du marché, l’autonomie des jeunes. Si les ateliers durent 2 heures, les formations soft skills se font longue durée. 
La première baptisée «mon projet professionnel» comporte 5 modules dispensés par un formateur durant 5 jours, alors que «mon kit pour l’emploi» s’étale sur 3 jours de travail intensif pour l’étudiant ainsi accompagné. Sans oublier les summer camps du mois de juillet qui alternent ces mêmes modules aux activités artistiques, workshop en anglais et en français ou projections débats. Du côté des professionnels associés au projet, ils offrent à leur tour leurs conseils, leurs besoins et leurs attentes, tout en nourrissant ce que l’on appelle la «foire de l’emploi». 
Toujours plus de stratégies, dans des domaines divers, parient sur la mise en commun des expériences et des échanges. Et bien sûr, avec une telle cible, toute la communication passe par les réseaux sociaux. Au 5 juillet dernier, la page Facebook du Career Center UCA enregistrait 10.624 mentions “J’aime”, et 300 abonnés sur sa page LinkedIn, alors que le site web comptabilisait, à la même date, 2.615 inscrits. Sur les 1.039 actuels bénéficiaires à Marrakech, 46% sont des filles et 54% des garçons. Une vraie parité.

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