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    Economie

    Vins et spiritueux
    Les ventes en baisse en fin d’année

    Par L'Economiste | Edition N°:2931 Le 30/12/2008 | Partager

    . Elles subissent l’effet 1er Moharrem. Les réservations touristiques également en berne . D’habitude cette période représente jusqu’à 40% des recettes/jour Les marchands de vins sont déçus. D’habitude, ils bouclent décembre avec de bonnes affaires. Cette année, c’est loin d’être le cas. Les Marocains font-ils moins la fête? Chacun a sa petite idée. «En général, les ventes de boissons alcoolisées représentent 30% de notre chiffre d’affaires annuel. Pendant les périodes festives, elles peuvent aller jusqu’à 40% des recettes journalières surtout à partir du 22 décembre. Actuellement, les ventes accusent une baisse certaine», explique la responsable d’un magasin Acima, à Casablanca. Même tendance chez Marjane dont les ventes de vins et spiritueux donnent des signes d’essoufflement. Pour la direction de l’établissement, l’effet 1er Moharrem en est la cause. De fait, la vente d’alcool est interdite aux musulmans durant les fêtes religieuse. D’ailleurs, elle est interdite toute l’année mais on préfère fermer les yeux sur ce commerce très juteux où tout le monde trouve son compte. La tendance est aussi à la morosité du côté des producteurs. La crise internationale a frappé le secteur touristique. Les touristes étrangers sont moins nombreux, cette année, dans les principales destinations du pays. Les ventes s’en ressentent notamment à Marrakech et Agadir. «Par le passé, en cette période de l’année, les ventes pouvaient représenter jusqu’à 20% de notre chiffre d’affaires annuel, explique un dirigeant du groupe Ebertec & MR Renouveau, importateur et producteur de vins et alcools au Maroc. Pour le 31 décembre, les réservations sont en effet en régression chez de nombreux hôteliers et restaurateurs. Les touristes étrangers, pouvoir d’achat oblige, se serrent la ceinture et préfèrent rester chez eux. Quant à la clientèle locale, elle ne suffit pas à booster les ventes des grandes surfaces et autres sommeliers. Les boîtes de nuit des grandes villes marocaines, malgré une publicité tapageuse, risquent de ne pas faire le plein. Sur le plan de la production viticole, le Maroc produit annuellement moins de 400.000 hectolitres, loin des 3 millions réalisés dans les années 60. Selon un producteur viticole et membre de l’Aspram (Association professionnelle des producteurs de raisins), «la consommation des boissons alcoolisées est d’environ 300.000 hectolitres par an». Mais si l’on en croit une source proche des Brasseries du Maroc, la consommation d’alcools au Maroc a augmenté de 3,5% à 6% entre 2006 et 2008. Cette croissance est essentiellement portée par la tranche des jeunes de moins de 20 ans, qui dépasse plus de 50% sur ces deux dernières années.Hassan EL ARIF

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