×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    International

    Vétérans des ex-colonies
    La France revalorise les pensions

    Par L'Economiste | Edition N°:2371 Le 28/09/2006 | Partager

    . Un coût global de 110 millions d’euros par anLe gouvernement français a décidé que les anciens combattants des ex-colonies allaient percevoir les mêmes pensions que les nationaux français, a annoncé mercredi 27 septembre le ministre délégué aux Anciens combattants Hamlaoui Mékachéra. Cette nouvelle mesure sera appliquée dès 2007, pour un coût global de 110 millions d’euros par an, selon le ministre français.«Il n’y aura plus de différences dans ces deux prestations que sont les retraites du combattant et la pension militaire d’invalidité entre les combattants de ces pays (des ex-colonies françaises) et les nationaux français», a dit Mékachéra à la sortie du conseil des ministres. «Ils percevront exactement en euros ce que perçoivent les nationaux français», a-t-il ajouté, sans toutefois citer un montant, affirmant «ne plus avoir les chiffres en tête». Interrogé sur un rattrapage dans le versement des pensions, gelées depuis 1959, Mékachéra a affirmé que «ce n’est pas d’actualité pour l’instant». Quelque 80.000 anciens combattants de l’armée française et de nationalité étrangère, essentiellement d’Afrique noire et du Maghreb, sont concernés par cette mesure de revalorisation des pensions. Cette annonce coïncide avec la sortie en salles, le même jour, du film «Indigènes», qui tire de l’oubli ces soldats de l’empire colonial français ayant participé aux combats de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, selon le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), les anciens combattants étrangers reçoivent, «dans le meilleur des cas, 30% de la somme versée à leurs anciens collègues français». En 2001, le Conseil d’Etat a jugé cette disposition contraire à la Convention européenne des droits de l’Homme et, en 2002, le gouvernement a décidé de «décristalliser» partiellement ces pensions mais en optant, non pas pour l’égalité avec les anciens combattants français mais pour l’équité, avec un paiement calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays.Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc