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    France: Le budget 2007 fait «la chasse au gaspi»

    Par L'Economiste | Edition N°:2371 Le 28/09/2006 | Partager

    . Les dépenses de l’Etat, un point de moins que l’inflation. La baisse du déficit public équivalente à 2,5% du PIBLe gouvernement français a dévoilé mercredi 27 septembre le budget 2007 qualifié de «vertueux» et favorable au pouvoir d’achat, à quelques mois de l’élection présidentielle, avec une diminution des déficits et de la dette publique et la baisse déjà annoncée de l’impôt sur le revenu. Le président Jacques Chirac a assuré en Conseil des ministres que c’était «un bon budget favorable à l’emploi, au pouvoir d’achat, au désendettement», selon le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé, par ailleurs ministre délégué au Budget. Thierry Breton, ministre de l’Economie et des Finances a insisté sur le fait que pour la première fois, les dépenses de l’Etat augmenteraient d’un point de moins que l’inflation, soit 0,8%. Elle ont été contenues sous l’effet de la suppression de quelque 15.000 postes de fonctionnaires, dont la moitié environ dans l’Education nationale, et de la «chasse aux gaspi» dans l’ensemble des ministères. Le déficit budgétaire est fixé à 41,6 milliards d’euros l’an prochain contre 42,7 milliards cette année. «En quatre ans, on aura fait baisser le déficit budgétaire de 15 milliards d’euros», a-t-il souligné. Cette baisse, avec celle du déficit de la sécurité sociale, ramené l’an prochain à 8 milliards d’euros, permettra au déficit de l’ensemble des administrations publiques, qui sert de référence à l’UE, d’afficher une diminution pour la troisième année consécutive à 2,5% du produit intérieur brut (PIB). Le taux d’endettement passera à 63,6% du PIB, soit trois points de moins que fin 2005: une évolution permise par la baisse des déficits mais aussi par les recettes de privatisations et un changement dans la gestion de trésorerie, a expliqué le ministre. Breton a aussi insisté sur le fait que «pour la première fois, les dépenses d’investissement de l’Etat, à 43,2 milliards d’euros, seront supérieures au déficit budgétaire». Le projet est aussi marqué «par le pouvoir d’achat», a insisté le ministre. C’est en effet en 2007 qu’entrera en vigueur la réforme fiscale votée l’an passé et marquée par une baisse globale de 3,9 milliards d’euros d’impôts sur le revenu et une hausse d’un milliard de la prime pour l’emploi (PPE). Du coup, le gouvernement anticipe une hausse de pouvoir d’achat de 2,8% l’an prochain (contre 2,2% cette année), hausse qu’il impute à hauteur de «0,5 ou 0,6 point» aux mesures inscrites dans le budget. La réforme fiscale profitera en premier lieu aux «classes moyennes, gagnant entre 1 et 1,4 fois le Smic», a insisté Jean-François Copé. Au total, «c’est un budget solide et nous sommes très confiants» dans le fait de ramener le déficit public à 2,5% en 2007, a affirmé M Breton, pour qui ce budget sera «très facilement réalisable». Le gouvernement table sur une croissance de 2 à 2,5% l’an prochain, comme cette année, soit une fourchette proche des prévisions du FMI (+2,3% en 2007). Il s’attend à 250.000 créations d’emplois et sur une inflation inchangée à 1,8%. Il anticipe un baril de pétrole à 70 dollars et une parité euro/dollar à 1,28. Quant aux recettes fiscales nettes, elles devraient augmenter de 1,65%. Toutes ces hypothèses sont jugées très prudentes par Jean-François Copé, qui a laissé entendre qu’il attendait de pied ferme «le débat rituel sur l’insincérité» budgétaire avec l’opposition. Synthèse L’Economiste

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