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Une nouvelle donne sur le climat, c’est possible
Par Connie Hedegaard

Par L'Economiste | Edition N°:3170 Le 15/12/2009 | Partager

Regardez bien les leaders d’aujourd’hui. Le fait que nous traversions des temps difficiles se lit sur leur visage, leur regard sévère. Une lourde responsabilité pèse lorsque l’économie est en crise et que les licenciements sont légion. Les responsables politiques, plus que quiconque, portent cette lourde responsabilité.Jour après jour, des efforts vers la reprise sont faits. La lumière est allumée tard dans les bureaux des gouvernements de par le monde. Alors est-ce que cette «question sur le climat» ne devrait pas attendre des temps meilleurs?Non. Retarder n’est pas une option. La planète a déjà attendu trop longtemps et l’attention que cette question réclame est urgente. Tandis que les conséquences du réchauffement climatique se font de plus en plus visible, un nombre croissant de personnes s’est rendu compte que plus nous hésiterons, plus cette question deviendra coûteuse. Plus nous retardons notre action, plus la note sera salée pour nos enfants et petits-enfants.En même temps, nous comprenons que plus nous nous attaquerons rapidement aux changements climatiques, plus le risque de catastrophe et de chaos diminuera: sécheresses, ouragans, hausse du niveau de la mer et accroissement du nombre de réfugiés climatiques. Vue sous cet angle, une politique sur le climat est aussi une politique sécuritaire. Plus nous réduisons notre utilisation du charbon, du pétrole et du gaz, plus nous devenons indépendants de l’énergie et moins nous risquons de nous battre pour l’énergie et les ressources. Là encore, c’est une politique sécuritaire.Plus un pays et ses entreprises trouvent de nouvelles technologies innovantes rapidement, plus il devient fort économiquement. Plus les sources d’énergies sur lesquelles nous bâtissons notre croissance seront propres, plus nous réussirons à réduire la pollution atmosphérique et sonore. Une énergie durable et des solutions énergétiques efficaces fourniront un air, de l’eau et un environnement plus propre dans lequel nous enfants pourront vivre.Donc traiter les changements climatiques ne sont pas un ordre du jour anti-croissance. Au contraire, c’est le seul ordre du jour que nous pouvons nous offrir au XXIe siècle. Pour faire simple, les nations qui traiteront les défis du changement climatique bien et en premier disposeront des atouts les plus avantageux pour être fort sur les plans politique et économique.Sur le marché mondial qui va continuer de s’accroître dans les années à venir, les Etats-Unis ne peuvent tout simplement pas se permettre de manquer cette opportunité. S’ils ne prennent pas part à l’action, la Chine récoltera les avantages de premier rang des solutions énergétiques qui remplaceront les combustibles fossiles. Ainsi, s’attaquer aux défis du changement climatique est aussi une question de leadership politique et économique au XXIe siècle.Donc, non, «la question sur le climat» ne peut attendre. Elle doit être résolue de suite. Et la date butoir n’est pas seulement fixée par le gouvernement danois, qui accueille le sommet des Nations unies sur le climat. Les pays de la planète se sont engagés pour ce délai il y a deux ans à Bali. Oui, l’économie mondiale est en mauvaise forme, mais les autres défis auxquels le monde est confronté n’ont pas diminué. En fait, le problème du climat s’aggrave, et le résoudre n’est pas un obstacle à la réparation de l’économie.Au contraire, ainsi que l’a montré le Danemark, les entreprises vertes sont payantes – aujourd’hui et pour l’avenir. Les derniers chiffres de 2008 montrent que les exportations danoises de technologies énergétiques alternatives ont augmenté de 19 % – une augmentation du quadruple environ des exportations ordinaires.La population mondiale attend que ses politiques agissent en responsables pour élaborer un accord mondial sur le climat très ambitieux. Cette donne devrait inclure des objectifs contraignants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés. Cela devrait également mettre les grands pays en développement sur un chemin propre et vert menant vers la prospérité. Elle devrait aussi fournir une aide aux pays vulnérables – ceux qui sont très durement frappés et en premier. Enfin, cette donne devrait apporter un financement supplémentaire – dont une partie servira à l’adaptation des pays en développement – et comprendra un accord sur la manière dont nous pouvons travailler ensemble pour partager les technologies et le savoir. Conclure un accord mondial sur le climat cette année à Copenhague exigera beaucoup de courage des responsables politiques. Puisque leur économie et leur sécurité nationale sont en jeu, il s’agira surtout d’être à la hauteur de leur responsabilité fondamentale envers leurs citoyens.


Trouver une réponse

Dépendre du pétrole et du gaz étrangers n’est tout simplement pas la meilleure solution pour personne, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou ailleurs. Nous devons trouver une réponse qui permettra au développement d’énergies propres de supprimer toute dépendance des ressources énergétiques étrangères. Pour y parvenir, il n’y a pas mieux qu’un accord mondial sur le climat, qui déterminerait la prédictibilité et la certitude dont les investisseurs ont besoin.A ce propos, le Japon qui a fait preuve de véritable leadership en annonçant une réduction de ses émissions de 25% d’ici à 2020 par rapport aux paliers de 1990, mérite d’être évoqué. La Chine aussi avance rapidement. Au sommet du secrétariat général des Nations unies sur les changements climatiques en septembre, la Chine a annoncé son intention de limiter la densité de carbone dans son économie, d’élargir de manière spectaculaire son engagement pour l’énergie renouvelable et de réduire ses émissions d’ici à 2020 par rapport à son activité normale.Copyright: Project Syndicate, 2009.www.project-syndicate.org

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