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International

Les fonctionnaires européens en colère

Par L'Economiste | Edition N°:3170 Le 15/12/2009 | Partager

. Ils réclament une revalorisation de leurs salaires. Mouvement de grève cette semaine Le Premier ministre britannique Gordon Brown a mis implicitement en garde la semaine dernière les fonctionnaires des institutions européennes qui attendent une hausse salariale controversée de 3,7%. Brown estime qu’il fallait être «raisonnable en ce moment» avec la crise. «Personne n’a évoqué cette question au cours du sommet. Mais, évidemment, tout le monde est d’accord pour estimer que les accords salariaux doivent être raisonnables en ce moment», a insisté Brown à l’issue d’une réunion à Bruxelles avec ses homologues européens.Pour rappel, la Commission européenne a proposé fin novembre d’accorder une hausse salariale de 3,7% aux quelques 44.500 fonctionnaires travaillant pour les institutions européennes (Commission, Conseil, Parlement). Les augmentations de salaires des fonctionnaires sont calculées sur l’évolution des salaires de la fonction publique de huit Etats (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni), ainsi que sur le coût de la vie à Bruxelles. Mais les Etats de l’UE, qui ont le dernier mot, rechignent à accorder cette hausse. Ils la jugent excessive en pleine crise économique. Plusieurs gouvernements de l’UE ont en effet dû geler les salaires de leur fonction publique, en raison de leurs lourds déficits.Les fonctionnaires refusent de céder. Ceux de la Commission et du Conseil devaient observer hier un arrêt de travail de 3 heures. Ceux du Parlement européen ont décidé quant à eux de perturber la prochaine session plénière prévue cette semaine à Strasbourg, par exemple au moment de certains votes des eurodéputés. Si les Etats s’opposaient à la revalorisation des salaires, ils s’exposeraient à un recours en justice, fait-on remarquer à la Commission. Pour mémoire, en 1972, une situation similaire avait débouché sur une victoire de la Commission devant la justice.Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a rappelé vendredi dernier que la règle régissant le calcul des salaires des fonctionnaires européens avait été établie par les Etats de l’UE et qu’il n’était pas possible d’y déroger sans enfreindre la loi. «Nous devons respecter la loi», a-t-il martelé. De sa part, le chancelier autrichien Werner Faymann a estimé que la Commission européenne devrait proposer «une meilleure règle juridique» pour calculer les émoluments des fonctionnaires. Le mécanisme actuel ne «peut durer éternellement», a-t-il jugé. Une brève réunion vendredi dernier, sur le sujet des ambassadeurs des Etats auprès de l’UE n’a pas débouché sur une solution, selon des participants. Certains pays ont demandé à la Commission d’examiner le recours à une clause d’exception en cas de «détérioration grave et soudaine de la situation économique et sociale» dans l’UE. D’autres ont préconisé des solutions plus fermes, comme celle de réformer le système.B. A. I.

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