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Torture: Obama revient sur sa décision

Par L'Economiste | Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

Barack Obama invoque la crainte d’une nouvelle flambée d’anti-américanisme dans le monde pour bloquer la publication de photos des sévices commis sur des prisonniers en Irak et en Afghanistan. Mais le président américain donne ainsi l’impression de rompre davantage avec sa promesse de transparence qu’avec les abus de droit de l’ère Bush, et ses arguments légaux paraissent faibles. La manoeuvre, dénoncée à gauche et saluée à droite, permet à l’administration Obama de laisser la responsabilité de la décision aux tribunaux, un mois après la polémique soulevée par la publication de notes gouvernementales concernant les interrogatoires brutaux de la CIA. Au plan international, publier les photos ranimerait le scandale de la prison irakienne d’Abou Ghraïb en 2004, alors que Obama doit s’adresser au monde musulman depuis l’Egypte le 4 juin. Les photos d’Abou Ghraïb avaient provoqué de nombreuses manifestations et l’indignation générale. Ce n’est que mercredi dernier que le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a annoncé que, sur recommandation de l’armée, le gouvernement invoquait la sécurité nationale pour revenir sur la promesse faite à un juge fédéral de présenter les documents d’ici au 28 mai. Ces images des sévices infligés à des détenus sous garde américaine en Irak et en Afghanistan font l’objet d’une demande d’information de l’organisation de défense des droits civiques American Civil Liberties Union (ACLU). Washington a récemment accepté de rendre publiques 44 photographies et précisé par écrit qu’il «effectuait les démarches pour rendre public un nombre conséquent d’autres images», qui se compteraient par centaines. Barack Obama a tenu à expliquer personnellement son revirement mercredi à la télévision. Il a assuré que «ces photos ne sont pas particulièrement sensationnelles, surtout par comparaison avec les images pénibles d’Abou Ghraïb». Et d’insister sur le fait que «tout mauvais traitement de détenus est inacceptable. Cela va à l’encontre de nos valeurs. Cela met notre sécurité en danger et cela ne sera pas toléré».J. K.

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