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Une banque centrale pour réguler le marché du carbone

Par L'Economiste | Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

. Objectif: réduire les émissions de CO2 . Le marché américain verra le jour en 2012Le marché du carbone a-t-il besoin d’une banque centrale pour mieux fonctionner et remplir son objectif: réduire, au moindre coût, les émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le réchauffement climatique? L’idée fait son chemin. Le prix du carbone (environ 15 euros la tonne contre près de 30 à l’été 2008) traduit, comme celui du pétrole ou du gaz, l’équilibre entre l’offre et la demande. Mais sa particularité réside dans le fait que l’offre (le nombre de «quotas de CO2» mis sur le marché) dépend d’une décision politique prise sur la base d’objectifs environnementaux. Un marché de permis d’émission du CO2, tel qu’il existe aujourd’hui en Europe et pourrait bientôt voir le jour aux Etats-Unis, est donc un véritable «instrument de politique publique», rappelle l’économiste Christian de Perthuis, professeur associé à l’Université Paris-Dauphine. Or, une fluctuation trop erratique des prix du CO2 ne donne pas un signal fiable pour encourager les investissements dans des technologies moins polluantes. «Il manque une brique dans ce marché aujourd’hui», estime Emmanuel Fagès, analyste chez Orbeo, filiale de la Société Générale, qui plaide pour une meilleure gestion de la mise sur le marché des quotas via «une banque centrale du carbone». Pour éviter une volatilité excessive des cours, cette institution pourrait, comme le fait une banque centrale traditionnelle avec une devise, accumuler des «droits d’émission» ou, au contraire, en «relâcher» sur le marché.

L’idée ne fait pas l’unanimité
«Aujourd’hui, avec la Commission européenne, on est un peu dans le cas d’une banque centrale qui aurait une souveraineté sur la quantité initiale de monnaie qu’elle met en circulation, mais qui n’aurait ensuite plus aucun instrument de régulation sur la masse monétaire et le crédit», explique Christian de Perthuis. Au-delà de la difficulté politique que représente la création, à 27 Etats membres, d’un organisme disposant d’une véritable autonomie, l’idée ne fait pas l’unanimité. «C’est un marché qui doit être traité comme n’importe quel autre marché», juge Trevor Sikorski, analyste carbone chez Barclays, à Londres. «La logique initiale était de définir des objectifs de réduction d’émissions et de laisser le marché faire le prix. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui». Les partisans d’une telle institution soulignent de leur côté qu’aux Etats-Unis, où les contours d’un marché des émissions, voulu par Barack Obama, sont en train de se dessiner, l’idée d’une véritable régulation de ce marché -et la possibilité d’intervenir sur ce dernier- est largement débattue, même si le terme de «banque centrale» n’apparaît pas. Lorsque le marché américain aura vu le jour, au plus tôt en 2012, et si, à plus long terme, des mécanismes similaires se mettent en place dans des pays tels que la Chine ou l’Inde, la question d’une régulation mondiale devrait à son tour se poser.Pour Christian de Perthuis, une autorité internationale deviendra indispensable. «Cela pourrait être une espèce d’hybride entre le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, mais il faudra bien qu’il y ait quelque chose...».Synthèse L’Economiste
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