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    Economie

    Tapis traditionnel
    Un contrat-programme pour relancer la filière

    Par L'Economiste | Edition N°:3212 Le 15/02/2010 | Partager

    . Un budget alloué de 126 millions de DH sur 2010/2015. Concurrence, manque d’innovation, inconstance du tissage... les maux LES contrats-programmes se suivent, mais ne se ressemblent pas. Dernier en date, celui dédié au soutien du tapis traditionnel qui est quasiment en crise à l’export. En effet, l’Association nationale des producteurs et distributeurs du tapis traditionnel et le gouvernement ont signé, vendredi 12 février, un contrat-programme pour la mise à niveau du secteur du tapis. Le budget alloué à cette opération de réhabilitation est de l’ordre de 126 millions de DH. Le programme d’appui couvre la période 2010-2015. Objectif: rendre plus attractif et compétitif le tapis tout en donnant une visibilité au secteur à l’horizon 2015 via une nouvelle méthodologie déclinée à travers un plan de soutien contractuel. L’ambition du contrat-programme est de créer quelque 110.000 emplois sur 5 ans avec un chiffre d’affaires additionnel de 116 millions de DH. Sur la même période, le volume à l’export devra tourner autour de 22 millions de DH supplémentaires. Le constat aujourd’hui est que le secteur du tapis traditionnel accuse un net recul et ce, depuis la fin des années 1980. La concurrence, particulièrement celle de pays asiatiques (tels que la Chine et le Népal), est des plus acerbes. S’y ajoute le manque d’innovation et d’efforts marketing (coloris, teinture, poids, qualité du tissage, négoce, circuits de commercialisation et de distribution, promotion…). Pour le cas du tapis traditionnel, les experts relèvent surtout des problèmes d’inconstance dans la qualité du tissage. Du coup, certains pays importateurs (tels que l’Allemagne) ont tourné le dos au tapis marocain et se sont adressés à des pays asiatiques comme le Népal. Pour relancer le tapis traditionnel et lui donner un nouveau souffle, une feuille de route a été mise en place. Parmi les axes de cette feuille de route, la qualification des entreprises, la formation initiale et la formation continue, la couverture sociale, la mise à niveau de la main-d’œuvre... Le secteur du tapis traditionnel représente un chiffre d’affaires de 116 millions de DH par an. La feuille de route prévoit un programme de réhabilitation et de soutien à travers lequel s’engagent les différentes parties. Ainsi, les producteurs s’engagent à adhérer aux efforts de réhabilitation à travers une organisation plus efficiente. L’enjeu est d’arriver à repositionner le produit dans les principaux marchés cibles. Côté artisans, le programme vise à améliorer les niveaux de revenus en invitant les producteurs à se regrouper via des coopératives et associations professionnelles. Mais pour y arriver, de gros efforts seront déployés dans la réhabilitation de l’ensemble de la chaîne de production, le renforcement des RH, l’appui dans le marketing et la commercialisation, l’accompagnement et l’amélioration des conditions sociales des artisans. Mais sans pour autant changer les fondamentaux, c’est-à-dire l’authenticité et les spécificités locales.Pour commencer, le pari sera de mettre à niveau l’ensemble de la chaîne de production et améliorer la qualité des intrants. Côté design, coloris et créativité, la filière est appelée à accompagner les mutations du marché en introduisant des innovations. Des conventions seront signées avec les universités et autres instituts spécialisés pour introduire de nouvelles techniques. Pour plus de cohérence, des normes qualité seront donc adoptées et harmonisées. Mais tout passera par l’actualisation du guide du tapis traditionnel. Et pour plus d’émulation dans la filière, un prix sera décerné au meilleur artisan de l’année. Pour optimiser l’export, l’Etat s’engage à mener des études pour pénétrer de nouveaux marchés. Côté promotion, la participation du tapis sera permanente dans les foires et salons à l’étranger.Amin RBOUB

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