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Tadla-Azilal opère sa mise à niveau

Par L'Economiste | Edition N°:2764 Le 25/04/2008 | Partager

. Agriculture et tourisme, les locomotives . Le CRI accélère la cadence des investissements La diversité agricole de la région Tadla-Azilal assure la continuité de pratiques économiques traditionnelles et constitutives de l’identité de la région. Sur une superficie agricole utile de 570.000 ha, dont 185.000 de superficie irriguée, (soit 13% du périmètre irrigué national), la région contribue à hauteur de 28% à la production nationale de betteraves, 23% des légumineuses alimentaires et 17% de la production nationale d’olives, 19% des agrumes, 8% des céréales, 17% des fourrages. Agriculture rime avec élevage et vie pastorale. 20% de la production nationale de lait et 15% des viandes rouges proviennent de cette région. L’agroalimentaire représente, selon le Centre régional d’investissement (CRI), la première activité industrielle de la région. Avec 42% du nombre d’établissements et 70% des emplois industriels. Tadla-Azilal connaît également le développement de plusieurs niches (sésame, plantes aromatiques et médicinales, produits bio) qui enregistrent une demande nationale et internationale croissante.Selon le CRI, «le développement économique ne se décrète pas mais se planifie». Le nombre de projets validés confirme cette idée. Au total, 2,25 milliards de DH pendant l’année 2007, soit cinq fois plus que l’année précédente! Ce véritable coup d’accélérateur s’explique par le fait que «le projet de l’autoroute qui relie Béni Mellal et Berrechid sur un tronçon de 170 km, a été validé. Celle-ci représente un investissement de 4,5 milliards de DH», déclare Ahmed El Haouti, directeur du CRI. Concernant l’état d’avancement des chantiers en cours, le groupe Anas Sefrioui, dont le projet de cimenterie s’élève à 2,4 milliards de DH, a déjà acquis son terrain. Dans l’agroalimentaire, le groupe Agroplus se taille la part du lion avec 240 millions de DH d’investissements. Quant à Agrohealth, qui mise 55 millions de DH, son projet est réalisé à hauteur de 90%. L’année 2008 semble aussi prometteuse que la précédente. A titre d’exemple, le groupement d’habitat Onapar va investir 2,4 milliards de DH pour la réalisation de 2.000 unités dans le moyen et haut de gamme. Oléa Capital a déjà entamé ses travaux: «Sur les 1.200 ha dédiés à la ferme, 600 ont déjà été aménagés», confie Haouti. L’Espagnol Sorinatural, spécialiste en plantes et phytothérapie, fort d’une enveloppe de 186 millions de DH, a déjà obtenu ses 100 ha. Par ailleurs, les deux entreprises déjà présentes dans la région, déploient de nouveaux investissements. Il s’agit des sucreries Suta qui, dans leur besoin d’extension, investissent 240 millions de DH et de la Centrale laitière qui injecte 120 millions de DH dans de nouvelles installations. Ces projets s’inscrivent dans la politique entamée par la région qui consiste à renforcer les capacités d’investissement pour mieux encadrer l’évolution économique. Le CRI, la wilaya, le Conseil régional Tadla-Azilal et de nombreux partenaires privés et publics sont les acteurs de cette dynamique créatrice d’emplois et qui permettra de retenir les ressources humaines pour accompagner les transformations du secteur agricole. Car, jusqu’à présent, le potentiel agricole de Tadla-Azilal émigre vers d’autres régions ou l’étranger. Cette perte est estimée à 75% du volume agricole produit chaque année, toutes filières confondues. Mais le cœur du Maroc a de quoi se rattraper. Son climat et sa position géographique lui donnent une longueur d’avance. Depuis quelques années déjà, le tourisme se taille une part de plus en plus importante dans la vie des tadlaouis. Au niveau sportif, la région est devenue la capitale du parachutisme au Maroc: en quatre ans, cette clientèle a été décuplée (347 adeptes recensés en 2002 et 1.051 en 2007). Attirer plus de touristes et valoriser le patrimoine culturel historique de la région, c’est de là qu’est née l’idée de créer un géoparc pour revenir sur 165 millions d’années d’histoire (www.leconomiste.com). Une association a été créée à cet effet. «Nous voulons valoriser le patrimoine de notre région. C’est dans ce sens que l’idée de créer un musée a été retenue. Le coût du projet s’élève à 10 millions de DH », conclut le directeur du CRI.Amira KHALFALLAH

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