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    Snow and Blood : Un film d'action marocain à 9 millions de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:231 Le 23/05/1996 | Partager


    Drogue, amitié, trahison, vengeance... autant d'ingrédients nécessaires au film d'action marocain "Snow and Blood". Le budget total alloué au film est de l'ordre de 9 millions de DH. Voyage au sein d'un coup de poker cinématographique.

    "Snow and Blood", un film entièrement marocain. D'abord par son producteur, scénariste et réalisateur, Saïd Souda, ensuite par la majeure partie des fonds débloqués, et pour finir, les lieux où se déroule l'histoire: Fès, Ifrane, Azrou, Immouzer et Moulay Yacoub. Le tournage, qui devra démarrer début septembre, durera 8 semaines.
    Après six mois de travail, Saïd Souda met en place un scénario où cascades, drogue et trafiquants seront au coeur de l'aventure. C'est aussi l'histoire d'une amitié entre trois personnages: un marocain berbère, un Américain, dangereux trafiquant de drogue reconverti, et une Américaine, médecin humanitaire qui s'installe au Maroc pour aider les plus démunis. Saïd Souda réunit ainsi autant d'ingrédients pour un film d'action et de mouvements dans sa plus pure tradition. Cependant, explique-t-il, "Snow and Blood n'est pas seulement un film d'action, mais aussi et surtout de caractère, de sentiments et de confrontation idéologique".
    Outre l'équipe technique marocaine qui prendra en charge la production du film, des techniciens américains seront également présents sur le plateau de tournage. Il s'agit du directeur de la photo, du premier et du second assistant cameraman, du producteur designer, de l'ingénieur du son, du directeur artistique, de la script-girl, de l'équipe des effets spéciaux et du stand coordinator dirigeant les cascadeurs. Au total, 60 personnes formeront l'équipe marocaine et 12 personnes l'équipe américaine. Des acteurs marocains, américains et d'autres nationalités feront partie de la distribution. Le film regroupera près d'une centaine d'acteurs marocains (dont notamment Bachir Skirej, Saïd Naciri, Gad El Maleh, Khalid Elkandili, Rachid Fekkak...), 3.000 figurants et une centaine de cascadeurs. "Nous prévoyons quatre cascadeurs américains et le reste sera recruté au sein des salles marocaines d'arts martiaux", précise M. Souda.

    Montage peu commun


    Le budget total du film s'élève, selon lui, à 9 millions de DH. Un chiffre plutôt modeste au regard de tous les besoins du film. "Ce qui rend un film cher, c'est le salaire des acteurs et des techniciens. Un film de cette catégorie et tourné aux Etats-Unis coûterait au minimum 5 millions de Dollars", affirme M. Souda. Celui-ci avance avoir réussi un montage financier peu commun, mais surtout "avoir eu le soutien et le sacrifice" de tous ses amis. Acteurs et techniciens "ont accepté de réduire leur salaire de près de 80%". Pour les Américains qui traverseront l'Atlantique, M. Souda explique cette confiance notamment par les nombreuses années de travail dans les milieux du cinéma américain. Au niveau du sponsoring, la peinture, le plâtre, le maquillage, les costumes, les accessoires, les voitures... seront fournis gratuitement, ainsi que le bois livré par plusieurs sociétés. Dans tous les cas, les 9 millions de DH seront financés à hauteur de 2 millions de DH par la société marocaine de distribution Canal Numéro Un, 1,5 million de DH en apport personnel de M. Souda, 2,5 millions de facilités accordées par des laboratoires et auditoriums américains et le reste en sponsoring. Selon M. Souda, le scénario a également été déposé au CCM au niveau du fonds d'aide à la production.
    Pour les besoins du film, trois importants décors seront construits en plâtre et en contre-plaqué. Il s'agit ainsi d'une auberge, d'un ranch et d'un dispensaire. Les décors, ce sont aussi les intérieurs, les chambres, les couloirs, les ruelles et le Musée de Batha de Fès.
    Des explosions d'une dizaine de voitures et de camions, dirigées par l'équipe américaine des effets spéciaux, sont également au programme. Du sucre à glace sera utilisé pour les vitres des fenêtres et des pare-brise des voitures qui éclatent. Le producteur prévoit une vingtaine d'armes à feu "cinéma".

    200 costumes, 50 chemises


    Plus de 200 costumes, une cinquantaine de chemises, une cinquantaine de chaussures et de chaussettes, des perruques seront nécessaires. De plus, toutes les maquettes du film ont été réalisées par un jeune et talentueux artiste-peintre marocain, Rachid Imejjane.
    Côté sécurité, une équipe médicale marocaine suivra acteurs, cascadeurs et techniciens tout au long du tournage ainsi que les sapeurs-pompiers, surtout pour les explosions et les incendies des bâtiments. "Afin d'éviter tous problème et risque, nous avons choisi de tourner les scènes d'explosion, de cascades et de fusillades dans des endroits isolés et inhabités", explique M. Souda.
    Après les huit semaines de tournage et une fois le film "dans la boîte", la post-production sera effectuée aux Etats-Unis. La distribution au niveau international sera assurée par la société américaine FM Distribution. Localement, la distribution reviendra à Canal Numéro Un.

    Mouna OUDGHIRI

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