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    Selon une étude de l'AMI : Le TIR victime des stratégies de contrôle du marché

    Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

    Le TIR (Transport International Routier) souffre d'un grand nombre de handicaps. Selon l'étude menée par l'AMI (Agribusiness Marketing Investissement), son développement dépendra dans une large mesure de la libéralisation des transports de marchandises au Maroc.

    "De tous les modes de transports internationaux, le TIR a reçu le moins d'appui pour se développer", soulignent les experts de l'étude de l'AMI. A l'exception d'une entreprise à capitaux publics, la Comitram, vite revendue au secteur privé du fait de l'importance des pertes cumulées, l'Etat n'a donné aucune assistance à l'émergence de transporteurs marocains en international. Pour les analystes, cette absence s'explique essentiellement par la lutte d'influence entre exportateurs, soucieux de préserver la situation en l'état, et les autorités de tutelle, I'ONT en particulier.

    Face aux fortes résistances des exportateurs, la stratégie de ce dernier consiste à protéger sa base d'opération sur le transport national. En effet, le risque majeur pour l'ONT est de "perdre son monopole légal d'affrètement qui lui permet à la fois de percevoir une taxe parafiscale sur le trafic et de percevoir une rémunération de son service".

    La stratégie de l'Office consiste également à faciliter le développement du TIR. Il s'agit de "l'axe de développement privilégié", avancent les experts. En effet, expliquent-ils, il permet de développer la base de revenu de l'ONT, de fonder son rôle de service public et donc a fortiori de protéger sa base d'opération.

    Parallèlement à la politique de I'ONT, les transporteurs étrangers mènent des stratégies de contrôle du marché par l'installation de filiales bénéficiant des avantages réservés aux transporteurs marocains dans le cadre des conventions bilatérales.

    Selon les experts de l'AMI, outre ces obstacles, les principaux problèmes du secteur tiennent, tout d'abord, aux arbitrages intersectoriels qui lui sont défavorables. Il s'agit du secteur qui subit le plus l'héritage de la politique d'import substitution mise en oeuvre dans les années 70. La volonté politique de doter le pays d'une industrie automobile a entraîné la création d'ateliers de montage, très protégés, pour la production des camions tracteurs et de remorques au Maroc. "Les investissements consentis dans ce secteur ont limité le processus de libéralisation du commerce extérieur du programme d'ajustement structurel pour ces produits".

    De plus, le Code des Investissements Industriels n'inclut pas ces produits dans la liste des équipements qui bénéficient des conditions d'importation en exonération des droits de douane, à l'exception des remorques frigorifiques. Aussi les entreprises de transport international sont-elles contraintes de s'approvisionner au Maroc à des prix bien plus élevés que leurs concurrents étrangers (1)..

    D'un point de vue fiscal, les sociétés de transport ne peuvent pas récupérer la TVA intégralement. En effet, I'interdiction d'opérer sur le marché intérieur fait que les entreprises s'approvisionnent localement en produits taxés et vendent à l'extérieur des services exonérés. Elles sont donc structurellement en situation de récupérer la TVA sur les achats locaux. Mais l'administration fiscale refuse de rétrocéder le trop-perçu. Elle les pénalise ainsi par rapport à leurs concurrents étrangers.

    "Les tentatives de mobiliser un support de I'administration pour aider au développement du secteur par la levée de ces contraintes se heurtent à la puissance des intérêts du secteur de montage. Car près de 50% de la capacité de montage des camions tracteurs est détenue par l'Etat", soulignent les experts.

    Par ailleurs, le choix d'une régulation directe du transport de marchandises par route, avec instauration d'agréments de transport, d'un monopole d'affrètement et la définition administrative du tarif, est sans i doute la principale explication de l'état actuel de développement du transport international routier. Pour cela, deux mécanismes ont joué. Ainsi, I'interdiction faite aux transporteurs internationaux d'opérer sur le marché extérieur, par le biais d'autorisations exceptionnelles requises, réduit les possibilités d'amortir les équipements et l'effet de la saisonnalité. S'y ajoute la banalisation du transport des marchandises sous couvert de l'ONT, qui redistribue la demande au prorata des tonnages agréés entre les membres des coopératives.

    D'après l'étude de l'AMI, la libéralisation du marché intérieur devient donc le passage obligé pour développer le TIR sur une base locale. "Seule cette libéralisation permettra le développement de groupes intégrant transport intérieur et international. Elle favorisera ainsi le renouvellement de l'équipement sur la base des normes internationales. Elle accroîtra enfin l'intégration de I 'économie marocaine à l'économie européenne", concluent les experts.

    (1) Un tracteur de remorque est vendu 1,8 fois plus cher au Maroc qu'en France.

    Systèmes experts en génie civil à l'EHTP

    Dans le cadre de son programme de formation continue, l'Ecole Hassania des Travaux Publics organise les 18 et 19 octobre une session de formation continue intitulée "Systèmes experts en génie civil".

    Cette session permettra aux participants d'avoir des notions sur lesquelles repose la conception des systèmes experts et de caractériser les problèmes de génie civil justiciables d'une approche systèmes experts. Cette session s'adresse à toute personne susceptible de participer à la décision de développer ou de mettre en oeuvre des systèmes experts en génie civil.

    Cette session fera l'objet d'exposés, d'études de cas et de démonstrations sur ordinateurs. Elle se tiendra au centre de conférences de l'Ecole Hassania des Travaux Publics et durera deux jours.

    M. O.

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