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    Un ouvrage pour comprendre la gestion de trésorerie

    Par L'Economiste | Edition N°:149 Le 13/10/1994 | Partager

    Les entreprises ne sont pas prêtes d'oublier la crise de trésorerie nouée à la fin de 1991. A côté des facteurs exogènes qui peuvent générer une telle crise, M. El Miloud Guermatha, auteur de l'ouvrage "Les techniques de gestion de trésorerie", montre du doigt la gestion de trésorerie dite en date comptable.

    Les techniques de gestion de trésorerie,
    El Miloud Guermatha
    Editions Guessous (Rabat)

    Le métier de trésorier serait-il le métier d'aujourd'hui?. C'est une des questions que peut se poser toute personne qui lirait l'ouvrage de M. El Miloud Guermatha(1) sur "Les techniques de gestion de trésorerie", récemment paru aux éditions Guessous.

    A en croire l'auteur, la gestion de trésorerie commence à prendre ses véritables dimensions. L'intérêt nouvellement accordé à cette branche de la gestion financière tient à des "facteurs endogènes et exogènes" parmi lesquels figurent la hausse généralisée des taux d'intérêt, les fluctuations économiques et l'insuffisance de fonds propres. M. Guermatha explique que la conjonction de ces éléments est susceptible de provoquer la détérioration de la trésorerie d'une entreprise.

    Dans cet ouvrage de 260 pages préfacé par M. Abdellatif Jouahri, l'auteur s'est attelé à démontrer que la gestion des flux financiers en date de valeur s'imposait. Il la préfère à la gestion en date comptable (ou d'opération).

    La méthode en date comptable présente de nombreux inconvénients. Elle ne représente pas, écrit-il, "la réalité de la position bancaire et peut donc donner lieu à des décisions financières erronées et coûteuses".

    Pourtant, la majorité des entreprises gèrent leur trésorerie en date d'opération. Cela signifie que la position banque est créditée ou débitée le jour de l'enregistrement des écritures comptables. Ces entreprises détiennent donc une information erronée sur leur trésorerie. En effet, explique l'auteur, "si les décisions courantes de trésorerie sont prises à partir de soldes inexacts, il y a nécessairement déperdition de frais ou de produits financiers

    De l'avis de M. Guermatha, la mise en place d'un système rationalisé de gestion de trésorerie en date de valeur permet de pallier cette déperdition.

    Concrètement, ce système vise à créer de façon interne, au jour le jour et banque par banque, les échelles d'intérêts que l'entreprise reçoit généralement une fois par trimestre et avec un mois de décalage. Il permet en outre de contrôler de façon automatique les conditions bancaires et aide le trésorier à prendre ses décisions pour les principaux arbitrages (placement/ découvert, escompte/découvert...).

    Trésorerie zéro

    Les dates de valeur sont les dates réelles de débit ou de crédit en compte. Elles déterminent alors les soldes en valeur reportés dans les échelles d'intérêt et sur lesquels les agios débiteurs sont calculés. Les erreurs qui peuvent être commises en matière de gestion de trésorerie et qui sont la source de gaspillage de frais financiers sont au nombre de trois: erreurs d'équilibrage, de sur-mobilisation et de sous-mobilisation. L'erreur d'équilibrage se matérialise par l'existence simultanée de soldes débiteurs dans une banque et créditeurs dans une autre. L'un génère des intérêts débiteurs, l'autre n'est pas rémunéré. L'erreur de sur-mobilisation résulte des soldes créditeurs. Elle est jugée très lourde puisque ces soldes créditeurs coûtent le taux d'un crédit trop utilisé ou celui d'un placement non effectué.

    La troisième erreur découle d'une utilisation du découvert en lieu et place de crédits alternatifs moins onéreux. Elle se calcule par valorisation des soldes débiteurs de la banque "consolidée". Le taux de valorisation étant le différentiel entre le taux de découvert et le taux moyen des financements utilisés. L'objectif en trésorerie, souligne l'auteur, est de parvenir à des soldes en date de valeur qui tendent vers zéro, afin d'éviter les soldes débiteurs très coûteux et surtout les soldes créditeurs qui sont improductifs.

    Le suivi de la trésorerie en date de valeur nécessite "un glissement" de tous les mouvements des dates d'opération en date de valeur. Ce glissement, affirme l'auteur, s'effectue de façon mécanique pour certains flux financiers (chèques sur place, chèques déplacés...). Pour d'autres flux (effets domiciliés, impayés...), le trésorier se heurte à des problèmes techniques que M. Guermatha traite dans le chapitre 10 de son ouvrage.

    H.E.

    (1) M. El Miloud Guermatha est docteur ès Sciences Economiques et diplômé d'Etudes Approfondies en Ingénierie des Organisations Economiques

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